« Je pensais que mes genoux suffisaient » : plus d’un enfant sur quatre roule sans siège-auto en 2026

Un enfant sur quatre ne boucle pas toujours son siège-auto, et plus d’un parent sur deux le fait passer face à la route trop tôt. Les vraies règles à respecter pourraient vous surprendre.

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« Je pensais que mes genoux suffisaient » : plus d'un enfant sur quatre roule sans siège-auto en 2026
« Je pensais que mes genoux suffisaient » : plus d’un enfant sur quatre roule sans siège-auto en 2026 © L'Automobiliste

Plus d’un enfant sur quatre de moins de 10 ans ne voyage pas systématiquement en siège-auto, selon une étude Ipsos réalisée pour la marque Cybex et publiée en août 2026 dans La Revue Automobile. Un chiffre qui interroge, alors que la loi française impose en principe à tout enfant de moins de 10 ans de voyager dans un dispositif de retenue homologué et adapté à sa morphologie.

L’enquête a été menée auprès de 1 000 parents d’enfants âgés de 0 à 10 ans, tous issus de foyers disposant d’au moins une voiture. Parmi ceux qui n’utilisent pas systématiquement le siège-auto, 74 % déclarent y recourir occasionnellement. Quatre pour cent des parents interrogés admettent ne jamais l’utiliser pour les petits déplacements, qu’il s’agisse d’un trajet vers l’école ou d’une course de proximité.

Des changements de siège souvent trop précoces

Les chiffres se durcissent lorsqu’on regarde les pratiques en détail. Plus de 52 % des enfants âgés de 6 à 7 ans voyageraient sur un rehausseur sans dossier, un équipement qui protège moins bien la tête en cas de choc latéral qu’un siège doté d’un dossier adapté.

Le même décalage se retrouve sur le calendrier de changement de siège : 63 % des parents changent ou envisagent de changer de siège avant les 15 mois de leur enfant. Et 53 % passent ou envisagent de passer leur enfant face à la route avant cet âge, une proportion qui grimpe à 73 % avant 2 ans. Ce passage anticipé est souvent motivé par la praticité, pour surveiller l’enfant ou échanger avec lui pendant le trajet.

Or la position dos à la route répartit mieux les forces exercées sur la tête, le cou et la colonne vertébrale en cas de collision frontale. Le confort de l’enfant, le manque de place pour ses jambes ou l’envie de mieux le voir sont des motivations compréhensibles, mais elles ne devraient pas prendre le pas sur les critères de sécurité.

Un freinage brutal ou une collision peut survenir à tout moment, quelle que soit la distance parcourue. C’est le cas pour un trajet de deux minutes jusqu’à l’école comme pour un départ en vacances.

Face à ces constats, plusieurs recommandations ressortent. Le siège-auto doit être utilisé à chaque trajet, sans exception pour les déplacements de proximité. Les limites de taille et de poids indiquées par le fabricant doivent primer sur l’âge de l’enfant pour décider d’un changement de modèle.

La position dos à la route est à privilégier aussi longtemps que le siège le permet, dans ces mêmes limites. Un rehausseur avec dossier, adapté à la morphologie de l’enfant, offre une meilleure protection de la tête et du haut du corps qu’un modèle sans dossier.

L’installation du siège et le bon positionnement du harnais ou de la ceinture méritent une vérification régulière, un dispositif mal ajusté pouvant perdre en efficacité.

Les résultats de cette étude dessinent un écart entre l’obligation réglementaire d’utiliser un dispositif adapté et les habitudes réelles de certaines familles. La durée d’un trajet n’a jamais déterminé le risque encouru. Même pour quelques minutes, le siège-auto reste indispensable.

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