Depuis quelques mois, le constructeur chinois Xiaomi tente sa chance sur le marché automobile. Il est arrivé en fanfare avec son premier modèle : la SUV7 et la SUV7 Ultra. Sauf que, quelques semaines après son lancement, les clients sont mécontents, et l’image de la marque en prend un coup.
Le Xiaomi SUV7 Ultra ne fait pas l’unanimité
Annoncé en grande pompe, le SUV7 de Xiaomi devait bouleverser l’univers automobile. Mais à mesure que les premiers clients prennent le volant, la belle promesse se fissure. Premier fait marquant : fin mars 2025, sur l’autoroute Dezhou-Shangrao, en Chine, un modèle SU7 Standard percute une barrière, prend feu et cause la mort de trois étudiantes. Ce drame marque le début d’une tempête pour Xiaomi, néo-constructeur automobile jusque-là encensé.
Après l’accident, le constructeur tente une manœuvre que même Tesla n’ose plus : brider ses véhicules après la vente. La mise à jour 1.7.0, lancée début avril 2025, abaissait la puissance en usage quotidien à 900 chevaux, contre plus de 1500 auparavant. Pour retrouver les performances initiales ? Il fallait se rendre sur un circuit homologué, réaliser un temps minimum et espérer que le système débloque enfin toute la cavalerie. Une décision que la marque justifie par des raisons de sécurité.
Mais les acheteurs ne l’ont pas entendu de cette oreille. Investir plus de 90 000 euros dans une supercar pour se faire confisquer ses chevaux à distance ? Inacceptable. La révolte gronde. Xiaomi finit par céder : le bridage est retiré.
Un capot en fibre de carbone… purement esthétique
Autre sujet de discorde : le fameux pack aérodynamique proposé par Xiaomi. En vitrine, un capot en fibre de carbone à double conduit, vendu environ 5 200 euros. Un équipement censé améliorer le refroidissement lors d’un usage sur circuit. Sauf qu’à l’ouverture, surprise : les conduits sont factices. Face à la levée de boucliers, la marque modifie discrètement la description du produit, parlant désormais d’un « look inspiré du prototype du Nürburgring » et de « guidage partiel du flux d’air ».
La compensation ? 20 000 points fidélité, soit environ 250 euros. Une plaisanterie, selon les acheteurs, dont certains réclament le remboursement intégral de leur véhicule. Selon des médias chinois, plus de 400 propriétaires envisagent une action collective contre le constructeur.


