Pourquoi les routiers qui remplissent leur réservoir de gazole à fond compromettent la sécurité des motards, selon un communiqué officiel

Un plein trop généreux de gazole, et voilà la chaussée transformée en patinoire pour motards et cyclistes. La FFMC 72 tire la sonnette d’alarme sur un geste anodin aux conséquences bien réelles.

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Pourquoi les routiers qui remplissent leur réservoir de gazole à fond compromettent la sécurité des motards, selon un communiqué officiel
Pourquoi les routiers qui remplissent leur réservoir de gazole à fond compromettent la sécurité des motards, selon un communiqué officiel © L'Automobiliste

Dans un communiqué diffusé le dimanche 12 juillet 2026, la Fédération française des motards en colère de la Sarthe (FFMC 72) affirme que le gazole répandu au sol en fait malheureusement partie, que les problèmes d’infrastructure constituent un facteur probable ou avéré dans près de 30 % des accidents de la route, et que le carburant renversé sur la chaussée en fait partie intégrante.

La mécanique du danger tient à un geste répandu : trop remplir son réservoir de gazole. Selon la fédération, un plein excessif peut déborder dès le premier virage ou le premier rond-point emprunté par le véhicule. Le carburant se retrouve alors étalé sur la route, avec un effet que la FFMC 72 compare directement au verglas sous les roues d’un deux-roues, qu’il soit motorisé ou non, vélo compris.

L’association pointe trois conséquences qui s’additionnent :

  1. carburant gaspillé, donc un coût inutile pour l’automobiliste,
  2. une pollution évitable,
  3. et surtout un risque de sécurité qu’elle juge majeur pour les motards et les cyclistes.

Une opération à la pompe pour alerter les automobilistes

Pour faire passer ce message, la FFMC 72 a organisé le samedi 25 avril une opération de prévention à la station-service du Super U de Sainte-Jamme-sur-Sarthe. Des tracts ont été distribués aux automobilistes venus faire le plein, ce jour-là affiché à 2,15 euros le litre.

Le constat dressé sur place a de quoi surprendre : « Beaucoup de clients abordés ignoraient qu’un réservoir de gazole sur-rempli peut tout simplement déborder et perdre son carburant dès le premier virage ou rond-point, devenant ainsi un danger immédiat pour les usagers en deux-roues », relève la fédération. Elle juge cette démarche particulièrement bénéfique et compte la reconduire.

L’idée n’est pas nouvelle. Le département de la Loire avait déjà mené une campagne comparable en 2014, avec des moyens autrement plus lourds : 15 000 prospectus distribués aux transporteurs et aux particuliers, et des autocollants Danger gazole posés sur les pompes des 118 stations-service du département.

Le message était sans détour : arrêter le plein au premier clic, sous peine de poursuites pour mise en danger d’autrui, passibles d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. La démarche avait été portée par un courrier de Fabienne Buccio, alors préfète de la Loire, adressé le 19 mars 2014 à ses services. Elle y écrivait : « La répression n’est pas le seul moyen de lutter contre l’insécurité routière. »

Douze ans plus tard, la FFMC 72 reprend ce combat à son échelle, en misant sur le contact direct à la pompe plutôt que sur l’affichage. Le communiqué du 12 juillet fait aussi référence à un autre volet de l’action de la fédération, celui du signalement des dangers routiers et de son opposition récurrente au contrôle technique moto.

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