Recharge résidentielle : Logivolt obtient 300 millions d’euros pour équiper les copropriétés

Avec 35% des immatriculations électriques en juillet 2026, la recharge en copropriété devient l’urgence absolue pour des millions d’automobilistes français. Logivolt lève 300 millions d’euros auprès du groupe BPCE, portant sa capacité d’investissement à 500 millions depuis 2021, pour équiper 26 000 immeubles d’ici 2030 sans reste à charge pour les copropriétés.

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Recharge résidentielle : Logivolt obtient 300 millions d’euros pour équiper les copropriétés © L'Automobiliste

Si vous possédez une voiture électrique et vivez en copropriété, vous n’êtes pas seul : en juillet 2026, 35% des immatriculations en France concernaient des véhicules électriques. Pour répondre aux besoins de millions de Français, Logivolt a levé 300 millions d’euros afin de rendre la recharge électrique résidentielle accessible. Filiale de la Caisse des dépôts, Logivolt dispose désormais de 500 millions d’euros pour équiper 26 000 immeubles et 1,7 million de places de stationnement d’ici 2030.

Le casse-tête de l’automobiliste électrique en copropriété

En juillet 2026, plus d’un tiers des voitures neuves en France étaient électriques. Pourtant, à la fin de 2025, seuls 1,6 million de foyers possédaient une borne de recharge à domicile, selon Enedis. Les infrastructures publiques comptaient 185 000 points de recharge, tandis que les entreprises en avaient 1,1 million. Pour les résidents en copropriété, recharger chez soi sans infrastructure collective est impossible, alors même que, dans les pays bien équipés, 80% des utilisateurs de voitures électriques privilégient la recharge résidentielle.

Installer des bornes dans une copropriété est compliqué. Les assemblées générales hésitent souvent à cause des coûts initiaux, qui varient entre 50 000 et 150 000 euros selon la taille du parking. Le manque d’expertise technique des syndics et la réticence des copropriétaires à investir dans un équipement dont ils ne tireraient pas immédiatement profit compliquent encore la situation. Ainsi, les décisions s’étendent sur des mois, avec des votes souvent négatifs, obligeant les automobilistes à se tourner vers des bornes publiques saturées. Un fossé se creuse entre les maisons individuelles équipées et les immeubles collectifs dépourvus de ces infrastructures.

Logivolt : la solution pratique qui change la donne pour 8 500 copropriétés

Logivolt propose un modèle économique innovant en prenant en charge intégralement l’infrastructure collective, sans demander de participation financière immédiate aux copropriétaires. Depuis 2021, plus de 8 500 assemblées générales ont adopté ce dispositif. Les automobilistes paient uniquement leur consommation électrique et un abonnement mensuel modéré. Ainsi, les copropriétés évitent les investissements initiaux et les difficultés de gestion technique.

Les copropriétés équipées par Logivolt constatent une adoption rapide, avec 15 à 20% des résidents installant une borne dans les deux ans suivant l’installation de l’infrastructure collective. Les syndics apprécient la gestion déléguée de la maintenance, tandis que les propriétaires voient la valeur de leur bien augmenter grâce à cette infrastructure, comparable à la fibre optique. Les logements sociaux profitent également de ce modèle, permettant aux locataires de bénéficier de la mobilité électrique sans obstacle financier.

300 millions d’euros : accélération attendue de l’équipement en 2026-2030

Le prêt vert de 300 millions d’euros du groupe BPCE permet d’accélérer le déploiement des infrastructures. Olivier Sichel, directeur général de la Caisse des dépôts, déclare que Logivolt franchit une étape pour « accompagner le déploiement de la mobilité électrique auprès des particuliers et faire de la transformation écologique une réalité ». Avec une capacité totale de 500 millions d’euros, Logivolt prévoit d’atteindre l’objectif gouvernemental de 26 000 immeubles équipés d’ici 2030, en augmentant la cadence de réalisation.

Les logements sociaux sont une priorité pour Logivolt, qui veut démontrer que la voiture électrique n’est pas réservée aux ménages aisés. Les bailleurs sociaux, possédant souvent de grands parkings, peuvent équiper de nombreuses places simultanément. Les locataires, qui ne peuvent financer l’infrastructure d’un bien qu’ils ne possèdent pas, accèdent ainsi à la recharge résidentielle, éliminant la barrière financière pour les organismes HLM, déjà soumis à des contraintes budgétaires.

Le rêve de Pierre Eymard : recharger sa voiture comme son téléphone

Pierre Eymard, directeur général de Logivolt, envisage un futur où recharger sa voiture chez soi deviendra aussi banal que de brancher son téléphone. Cela nécessite un changement culturel profond, les habitudes des automobilistes évoluant lentement. Le succès de cette transition dépendra autant de la disponibilité des infrastructures que de l’acceptation de ce nouveau geste quotidien. Logivolt vise à généraliser l’équipement avec 1,7 million de places d’ici 2030, espérant que cet effet de masse ancrera ce nouveau réflexe chez les Français.

La levée de 300 millions d’euros représente un tournant pour les automobilistes électriques en copropriété. Le défi reste de concrétiser cette ambition, immeuble après immeuble, jusqu’à ce que recharger sa voiture devienne aussi simple que de brancher son smartphone.

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