Avec les tensions géopolitiques, notamment la guerre en Iran, les prix des carburants montent, influencés par les fluctuations des prix. La tentation de grappiller chaque euro à la pompe est grande. Mais insister pour remplir votre réservoir au-delà du fameux « clac » du pistolet, en espérant quelques litres de plus pour « quelques kilomètres de plus », est une erreur. Que se passe-t-il vraiment après ce signal sonore ? Et pourquoi ça ne sert à rien ?
Le « clac », comment ça marche ?
Le pistolet de la pompe est un appareil simple mais précis. Le « clac » se produit quand le réservoir est plein. Malgré ça, beaucoup continuent d’appuyer sur la poignée pour obtenir un « plein à ras bord », ce qui est une des pratiques inefficaces.
Selon Christophe Le Pierre, responsable d’un atelier Norauto à Chantepie, près de Rennes, « si le réservoir est rempli à ras bord d’essence ou de gazole, il y a en effet un risque que ça déborde, notamment lors des virages ». explique-t-il dans Ouest France. Une zone tampon est donc nécessaire, non seulement pour éviter que ça coule, mais aussi pour prévenir différents problèmes liés à la sécurité routière.
Les voitures modernes sont équipées d’un système d’évacuation prévu pour éliminer l’excédent : un « tuyau de trop plein », explique Christophe Le Pierre. Dès que le capteur repère que le réservoir est plein, tout volume supplémentaire est évacué, en grande partie par cette goulotte, souvent située au-dessus des roues arrière. À retenir : après le premier « clac », et encore plus après le deuxième, ajouter du carburant est vain; les litres en plus finiront par s’écouler et vous coûteront de l’argent sans aucun bénéfice.
Ce que ça entraîne
Au-delà du simple gaspillage financier, par exemple, « les deux litres ajoutés vous auront coûté 3,70 € pour rien », il y a des conséquences pour l’environnement et la sécurité, souvent dues à des mauvaises habitudes de conduite. Le carburant qui déborde finit souvent par salir la chaussée et peut rendre le sol glissant, un vrai danger pour les cyclistes et les motards.
Il suffit de regarder une « station » pour s’en rendre compte : le sol maculé montre que c’est fréquent et évitable. L’excédent de carburant peut gêner d’autres usagers de la route et augmenter le risque d’accident, notamment par perte d’adhérence sur le pneu affecté, pouvant provoquer un « survirage ».
En plus, le déversement pollue le sol et les nappes phréatiques à proximité. Cette pollution silencieuse devrait suffire à convaincre même les plus sceptiques d’arrêter après le « clac ».



