En Argentine, un excès de vitesse expose à une amende comprise entre 150 et 1 000 unités fixes, assortie d’un retrait de cinq points sur la Licencia Nacional de Conducir, la licence nationale de conduire, explique Cronista. Cette double peine figure dans le Décret Réglementaire 437/2011, qui encadre les sanctions applicables au non-respect des limites réglementaires de vitesse.
Ce retrait de points s’inscrit dans le système national de notation qui régit la licence de conduire argentine. Chaque conducteur démarre avec un capital de 20 points, décompté progressivement à mesure que les infractions deviennent définitives, ou firmes selon le texte réglementaire. Un excès de vitesse sanctionné à lui seul laisse donc un conducteur à 15 points, à condition que la sanction soit définitive et que le retrait soit effectivement applicable.
Le régime prévoit un cas particulier lorsque plusieurs infractions sont commises lors d’un même fait : le décompte maximal appliqué est alors de 15 points, sauf si la somme des retraits correspondants est inférieure à ce plafond.
Pris isolément, un retrait de cinq points peut sembler mineur. Il change de portée dès lors que le conducteur a déjà accumulé d’autres infractions. Un automobiliste ayant déjà perdu 10 points pour d’autres fautes pourrait ainsi se retrouver avec seulement cinq points après un simple excès de vitesse, à un cheveu du zéro fatidique.
L’excès de vitesse ne provoque pas à lui seul la perte automatique du permis. Il peut en revanche rapprocher le conducteur du seuil critique lorsqu’il se combine à d’autres infractions déjà comptabilisées.
Atteindre zéro point déclenche la conséquence la plus sévère du système : l’inhabilitation, c’est-à-dire l’interdiction de conduire. La première fois qu’un conducteur perd la totalité de ses points, cette interdiction dure 60 jours. En cas de récidive, elle passe à 120 jours. Lors d’une troisième occurrence, elle atteint 180 jours, et continue ensuite à s’allonger au-delà.
Un conducteur qui, après avoir déjà entamé son capital, perd les points restants et retombe à zéro se retrouve donc automatiquement sous ce régime d’interdiction. Le mécanisme cible en particulier la répétition des comportements à risque au volant : chaque infraction applicable réduit le solde de points jusqu’à ce qu’il atteigne, éventuellement, zéro.






