Le mythique Andy Green établit un nouveau record de vitesse (VIDEO)

Andy Green, seul homme à avoir franchi le mur du son sur terre en 1997, vient d’établir son troisième record mondial de vitesse terrestre à 64 ans. Le 11 août 2026, il a propulsé une voiture à hydrogène à 653,908 km/h aux Bonneville Salt Flats, pulvérisant l’ancien record de plus du double et prouvant que l’hydrogène peut alimenter des performances extrêmes.

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Le mythique Andy Green établit un nouveau record de vitesse (VIDEO) © L'Automobiliste

À 64 ans, Andy Green vient d’écrire un nouveau chapitre d’une légende automobile unique : le seul homme à avoir brisé le mur du son sur terre établit son troisième record mondial de vitesse terrestre, cette fois à bord d’une voiture à hydrogène filant à 654 kilomètres à l’heure. Le 11 août 2026, sur les mythiques Bonneville Salt Flats de l’Utah, cet ancien pilote de chasse de la Royal Air Force a propulsé la JCB Hydromax à 406,320 mph (653,908 km/h), pulvérisant l’ancien record hydrogène de 185,5 mph établi en 2004. Plus qu’une simple prouesse technique, ce record homologué par la FIA inscrit Andy Green dans une catégorie à part : celle des pilotes qui ont marqué trois décennies différentes de leur empreinte supersonique.

Andy Green : le pilote qui a brisé le mur du son sur terre

L’histoire d’Andy Green commence loin des circuits automobiles, dans le cockpit d’un chasseur supersonique. Pilote de chasse aguerri au sein de la Royal Air Force, il découvre en 1994 une annonce insolite dans un journal britannique : on recherche un pilote capable de briser le mur du son sur terre. À l’époque, personne n’a jamais réussi cet exploit terrestre. Green répond à l’appel, convaincu que son expérience du vol supersonique lui donne un avantage décisif pour maîtriser les phénomènes aérodynamiques à ces vitesses extrêmes.

1997 : quand un ancien pilote de chasse supersonique pulvérise tous les records

Le 15 octobre 1997, dans le désert de Black Rock au Nevada, Andy Green accomplit l’impossible. Au volant du Thrust SSC, un monstre propulsé par deux réacteurs Rolls-Royce Spey issus d’avions de chasse, il franchit le mur du son et atteint 763,035 mph (1 227,985 km/h). Le bang supersonique résonne dans le désert américain : pour la première fois de l’histoire, un être humain dépasse Mach 1 sans quitter le sol. Ce record absolu tient toujours aujourd’hui, près de trois décennies plus tard. Green devient instantanément une légende vivante, rejoignant le cercle très fermé des pilotes capables de maîtriser des vitesses que même les voitures de Formule 1 ne peuvent qu’imaginer.

Le Thrust SSC et ses 763 km/h : l’exploit qui a changé une vie

Piloter à plus de 1 200 km/h transforme radicalement la perception du monde. À cette allure, les réflexes humains normaux deviennent obsolètes : chaque seconde parcourt 340 mètres. Green raconte avoir ressenti des forces G comparables à celles d’un combat aérien, tout en restant au ras du sol. L’expérience du Thrust SSC forge chez lui une obsession pour la vitesse extrême et une compréhension intuitive des limites physiques que peu d’humains possèdent. Cette expertise unique le propulse au rang de pilote de référence pour tous les projets de records terrestres ultérieurs, faisant de lui le partenaire idéal pour les constructeurs cherchant à repousser les frontières technologiques.

Trois records en trois décennies : l’obsession de la vitesse

Contrairement aux pilotes qui se contentent d’un seul exploit, Andy Green transforme la quête de vitesse en véritable carrière. Entre 1997 et 2026, il établit trois records mondiaux dans trois catégories différentes, prouvant sa capacité à s’adapter aux évolutions technologiques tout en maintenant un niveau de performance inégalé.

2006 : le record diesel aux Bonneville Salt Flats

Neuf ans après son exploit supersonique, Green revient sur les terres sacrées de Bonneville avec un objectif différent : prouver que le diesel peut rivaliser avec l’essence en matière de performance pure. Le 23 août 2006, il propulse le JCB Dieselmax à 350,092 mph (563,418 km/h), établissant un nouveau record mondial pour une voiture diesel. La prouesse démontre que les moteurs à combustion interne traditionnels peuvent atteindre des vitesses phénoménales avec la bonne ingénierie. Ce record tient toujours vingt ans plus tard, témoignage de la maîtrise technique de JCB et du talent exceptionnel de Green pour extraire chaque once de performance d’une machine.

2026 : le passage à l’hydrogène à 654 km/h

Le 11 août 2026 marque une nouvelle étape dans la carrière légendaire d’Andy Green. La JCB Hydromax, longue de 9,75 mètres et propulsée par deux moteurs à combustion interne développant 1 600 chevaux combinés, dévore les 16 kilomètres de piste salée à une vitesse hallucinante. À l’intérieur du cockpit, la température dépasse régulièrement 50 degrés Celsius, testant l’endurance physique du pilote autant que ses compétences techniques. « Établir un record mondial de vitesse terrestre avec l’hydrogène, vingt ans après Dieselmax, constitue un immense privilège. Ce record représente une réalisation majeure par une équipe de classe mondiale et une technologie superbe », confie Green après l’exploit. Les moteurs utilisés sont adaptés de ceux employés dans les engins de chantier lourds, prouvant que l’hydrogène peut alimenter des applications haute performance bien au-delà du laboratoire.

Bonneville Salt Flats : le temple mondial des records de vitesse

Pourquoi Green revient-il systématiquement à Bonneville pour ses exploits ? Ces étendues salées de l’Utah, vestiges d’un ancien lac préhistorique situé à 160 kilomètres à l’ouest de Salt Lake City, offrent des conditions uniques au monde pour les tentatives de records.

Pourquoi ce désert d’Utah est devenu la Mecque des pilotes de vitesse

La surface compactée de sel cristallisé procure une friction minimale, permettant aux véhicules d’atteindre des vitesses impossibles sur asphalte traditionnel. L’air sec du désert réduit la résistance aérodynamique, tandis que l’altitude modérée (1 280 mètres) offre un compromis idéal entre densité atmosphérique et performances moteur. Depuis la première course en 1914, Bonneville a accueilli des centaines de tentatives de records, forgeant une réputation mythique parmi les passionnés de vitesse. « C’est magique de pouvoir démontrer cette technologie et montrer la qualité de l’ingénierie sur la meilleure surface de course au monde, les Bonneville Salt Flats », explique Andy Green, résumant l’attachement émotionnel des pilotes à ce lieu unique.

À 64 ans, Andy Green prouve qu’expérience et audace forment un cocktail explosif. Son parcours illustre l’évolution des technologies de propulsion sur trois décennies : des réacteurs supersoniques à l’hydrogène vert, en passant par le diesel haute performance. Alors que l’industrie automobile explore de nouvelles technologies pour réduire son empreinte carbone, Green démontre que performance et transition énergétique peuvent cohabiter. Son prochain défi ? Peut-être un quatrième record dans une décennie, repoussant encore les limites de ce qu’un humain peut accomplir sur quatre roues.

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