« C’est fini » : les entreprises françaises tournent le dos à Tesla

Tesla, autrefois emblématique, voit sa valeur boursière fondre de 50 % en trois mois.

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"C'est fini" : les entreprises françaises tournent le dos à Tesla
« C’est fini » : les entreprises françaises tournent le dos à Tesla | L'Automobiliste

Tesla, autrefois vue comme le moteur de l’innovation automobile, traverse un mauvais passage en ce moment. En seulement trois mois, la valeur boursière de Tesla a chuté de moitié et les ventes se sont effondrées sur plusieurs marchés clés. Cette situation remet en question l’avenir de la marque et redéfinit sa place dans le secteur des véhicules électriques.

Des chiffres qui interpellent en Europe

Les dernières stats montrent une baisse des ventes de Tesla en Europe. En février, celles-ci ont reculé de 50% sur tout le continent, avec une diminution de 26% en France. La donne est encore plus rude en Allemagne, où Tesla a enregistré une chute significative. D’après l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), les immatriculations de Tesla ont été réduites de moitié au premier trimestre 2023.

Cette évolution contraste avec le marché automobile français, qui a progressé de plus de 17% en mars. Ce décalage pourrait s’expliquer par un repositionnement de l’image de Tesla chez certains professionnels français, qui ne voient plus la marque comme le choix évident.

Les entreprises françaises qui réagissent

Face à cette situation, plusieurs entreprises françaises choisissent de virer Tesla de leur flotte. Leurs décisions reposent souvent sur les controverses politiques d’Elon Musk. Désormais, ces sociétés privilégient la technologie, l’éthique et la dimension sociale.

Romain Roy, vice-président d’Orléans métropole et fournisseur d’équipements solaires, illustre bien ce virage. Après avoir commandé 15 Tesla en 2022 pour ses équipes, il a annulé une commande importante de 200 véhicules prévus. Il a finalement opté pour des constructeurs européens, malgré un surcoût total estimé à 150 000 euros. « Je ne donne plus un euro à Elon Musk », affirme-t-il à franceinfo.

Laurent Jobart, à la tête de l’entreprise toulousaine Alpha Wind, partage également cette critique envers Elon Musk. Ancien fan inconditionnel du PDG et possesseur d’une Tesla, il a récemment choisi de passer à une voiture électrique coréenne. Sur sa Tesla actuelle, il affiche un autocollant disant : « J’ai acheté cette voiture avant qu’Elon ne devienne fou ».

Elon Musk, un patron qui fait débat

Elon Musk a longtemps incarné l’image de Tesla. Pourtant, ses liens avec Donald Trump et ses positions politiques qui fâchent deviennent de plus en plus un frein pour la marque. Ce climat a provoqué des manifestations et même des appels au boycott chez les clients professionnels, qui refusent désormais d’investir dans une direction qui ne colle pas avec leurs valeurs.

La responsabilité des dirigeants est désormais au cœur des discussions autour de Tesla. Pour beaucoup, la baisse récente des ventes s’explique non seulement par des performances techniques moins convaincantes, mais aussi par la réputation que véhicule le nom Tesla aujourd’hui.

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