Le marché de l’automobile en France traverse une période mouvementée, avec une baisse marquée des immatriculations de véhicules neufs. Ce phénomène se ressent particulièrement chez Tesla, qui voit ses ventes fléchir en avril. Dans un climat économique incertain, la stagnation du marché des voitures électriques soulève des questions sur l’avenir d’un secteur pourtant animé. Cette situation reflète non seulement les défis économiques mondiaux, mais également des évolutions spécifiques à la scène automobile française.
La descente des ventes chez Tesla
Les chiffres ne mentent pas pour Tesla en France, avec une baisse des livraisons significative. En avril, les immatriculations ont plongé de 59%, avec seulement 868 nouvelles voitures mises en circulation contre 2 129 l’année précédente. Depuis le début de 2025, la baisse s’élève à 44%, avec un total de 7 556 véhicules vendus jusqu’à présent. En avril, moins de 1 000 unités ont été écoulées, illustrant bien les difficultés grandissantes pour Tesla de tenir sa place sur le marché français.
Il semble que l’image d’Elon Musk, le boss de Tesla, joue un rôle dans cette crise financière. De plus, Tesla met rarement à jour sa gamme, ce qui pourrait aussi freiner les achats des consommateurs en raison de son image publique.
Les ventes électriques en berne
Le marché global des voitures électriques ne sourit pas non plus, avec une chute des ventes de 44% en avril. La part de marché reste autour de 18%, même si quelques marques tirent leur épingle du jeu. Renault, avec son bébé, la Renault 5, domine les ventes en avril avec 2 267 unités écoulées. D’autres constructeurs comme Volkswagen (regroupant Volkswagen, Skoda, Audi, Cupra et Porsche), Dacia, Citroën, Mercedes, Kia, Ford, Mini, BYD et DS enregistrent aussi des progressions notables.
Par contre, le groupe Stellantis a vu ses ventes baisser de 12% par rapport à l’an dernier. Tandis que le groupe Renault a réussi à gratter une hausse de 2%, atteignant 39 000 immatriculations en avril, loin devant Stellantis qui a cumulé 33 786 immatriculations.
Un climat économique compliqué
La baisse généralisée du marché auto se situe dans un climat économique incertain. Le nombre total d’immatriculations a reculé de 5,64% en avril, avec environ 139 000 voitures neuves enregistrées. Cette chute reste toutefois moins brutale que celle du mois précédent (-14,5%). Les inquiétudes liées à la guerre commerciale lancée par Donald Trump continuent de miner la confiance des Français, qui consomment moins et mettent davantage de côté.
Nicolas Le Bigot, directeur général par intérim de PFA (Plateforme Automobile), souligne à l’AFP que « tout baisse », et même si « la part de marché des véhicules électriques stagne », le niveau actuel du marché paraît préoccupant par rapport à l’époque d’avant le Covid.






