Un gars de Rhénanie-du-Nord-Westphalie se retrouve pris dans une histoire judiciaire pas prévue du tout, impliquant l’une des voitures les plus exclusives et convoitées au monde, l’Aston Martin Valkyrie. Ce bolide, qui combine des performances proches de celles d’une Formule 1 avec une homologation pour la route, s’est transformé en véritable casse-tête pour son propriétaire.
Une hypercar aux grands atouts… et aux déceptions
L’Aston Martin Valkyrie est une hypercar produite en seulement 175 exemplaires dans le monde. Conçue pour offrir une expérience de conduite hors du commun, elle est équipée d’un moteur V12 atmosphérique de 6,5 litres signé Cosworth qui délivre 1155 chevaux – et jusqu’à 1176 chevaux quand on y ajoute un moteur électrique. Elle passe de 0 à 100 km/h en 2,5 à 2,6 secondes et sa vitesse est plafonnée à 354 km/h.
Pourtant, malgré ces caractéristiques de malade et un prix record qui avoisine les trois millions d’euros, la Valkyrie a bien failli tourner au cauchemar pour son propriétaire allemand, Martin Winter (ou Sebastian Kunze selon les dires). En trois ans, il n’a réussi à parcourir que 441 km à cause d’une succession interminable de soucis mécaniques et techniques, entraînant des coûts de réparation élevés.
Des soucis à la pelle
Selon Martin Winter, sa Valkyrie accumule plus de défauts que toutes ses autres voitures réunies. La liste des pannes est longue :
- fuite de liquide de refroidissement
- défaillance de la pompe à eau
- problèmes avec les portes et le système de divertissement
- soucis liés aux écouteurs spéciaux fournis par Aston Martin
Dès la livraison, une alerte indiquant une panne électrique est apparue, suivie de dégâts lors du transport jusqu’à l’atelier. Le système « Rocket Locker » (qui gère la suspension hydraulique) n’a pas échappé aux ratés non plus.
Pour couronner le tout, le bruit assourdissant du moteur embrouillait les bruits de circulation, obligeant le propriétaire à utiliser un casque conçu spécialement pour atténuer ce vacarme. Malheureusement, ce casque est tombé en panne à un moment critique où Winter a failli percuter une ambulance.
Une proposition refusée et la case judiciaire
Face à tous ces tracas, Aston Martin avait proposé de remplacer la Valkyrie par une Aston Martin Valiant évaluée à 2,3 millions d’euros et une Aston Martin DBS valant 250 000 euros. Mais Winter a clairement refusé cette offre, affirmant qu’il ne faisait plus confiance à la marque britannique.
L’affaire s’est ensuite déplacée devant le tribunal d’Aix-la-Chapelle, avec le juge Tobias Hellenbroich qui a lui-même avoué ne jamais avoir entendu parler de ce modèle particulier. Pour tenter de régler le litige, Winter propose de renvoyer la voiture en demandant une réduction de 200 000 euros sur le prix initial. De leur côté, Aston Martin ne veut pas reprendre la voiture mais offre une retenue financière de 55 000 livres sterling (environ 64 000 euros) correspondant aux kilomètres parcourus.





