Formule 1 : les pilotes veulent continuer de s’insulter !

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Formule 1 : les pilotes veulent continuer de s’insulter ! © L'Automobiliste

Depuis plusieurs mois, les relations entre la Fédération internationale de l’automobile (FIA) et les pilotes de Formule 1 se sont détériorées en raison des sanctions imposées par la FIA suite aux comportements jugés inappropriés de certains pilotes sur les circuits et en conférence de presse. Ces tensions sont montées d’un cran le 7 novembre 2024, lorsque la Grand Prix Drivers Association (GPDA) a publié un communiqué dans lequel elle soutient les pilotes de F1.

Les pilotes de Formule 1 vent debout contre la FIA

Le climat entre les pilotes de Formule 1 et la Fédération internationale de l’automobile (FIA) est de plus en plus tendu. Les récentes sanctions imposées pour langage inapproprié ont poussé les pilotes à se mobiliser contre des règles jugées trop strictes. Le jeudi 7 novembre 2024, la Grand Prix Drivers Association (GPDA) a diffusé un communiqué incisif pour exprimer son désaccord avec les décisions de la FIA. Cet acte de protestation faisait suite à une série d’incidents, dont le plus marquant reste celui du Grand Prix du Mexique, le 29 octobre 2024. Lors de cette course, Sergio Pérez a été la cible d’un geste obscène de la part de Liam Lawson, geste qui a été capté par les caméras. En réponse, Sergio Pérez a qualifié Lawson d’« idiot ». La FIA a infligé des amendes aux deux pilotes, provoquant un tollé parmi les pilotes de Formule 1.

Max Verstappen, triple champion du monde, et Charles Leclerc ont également été sanctionnés par la FIA. Max Verstappen, pour sa part, a écopé d’une amende pour des propos tenus lors d’une conférence de presse, une décision qui, selon de nombreux pilotes, reflète un excès de zèle de la part de la FIA. Dans le même sens, la GPDA, vilipende des sanctions qu’elle juge démesurées : « Il y a une différence entre ceux qui visent à insulter les autres et les jurons plus décontractés […] utilisés pour décrire le mauvais temps ou une situation de course », fait remarquer l’association.

Les pilotes réclament plus de flexibilité

Les membres de la GPDA ont aussi critiqué directement Mohammed Ben Sulayem, président de la FIA, pour sa fermeté sur la question du langage. « Nous demandons au président de la FIA de surveiller également son propre ton et son langage lorsqu’il s’adresse à nos membres ou parle d’eux, que cela soit sur un forum public ou ailleurs », peut-on lire dans le communiqué de l’association. Une remarque qui vise à souligner le deux poids, deux mesures que perçoivent les pilotes, alors que Ben Sulayem prône une rigueur verbale exemplaire pour préserver l’image du sport.

Les critiques de la FIA ne s’arrêtent pas aux jurons en course. Les pilotes rappellent que des mesures imposées par le passé, telles que l’interdiction des bijoux et le port de sous-vêtements ignifugés, avaient déjà suscité de vives protestations, notamment de la part de Lewis Hamilton. « Nos membres sont des adultes », martèle ainsi la GPDA, ajoutant qu’ils n’ont pas besoin d’être sermonnés sur de tels détails.

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