Voitures électriques d’occasion : les transactions bondissent de 42,8 % en octobre

En octobre 2026, le marché français de l’occasion recule, mais les voitures électriques d’occasion progressent de 42,8 %, selon AAA Data. Leur part demeure toutefois limitée à 6,23 % des transactions.

Publié le
Lecture : 2 min
469ee4be Voiture Electrique Occasion Octobre 2026
Voitures électriques d’occasion : les transactions bondissent de 42,8 % en octobre © L'Automobiliste

Le marché français de la voiture d’occasion ralentit, mais un segment prend le contre-pied de la tendance : les véhicules entièrement électriques de seconde main. Selon les données publiées par AAA Data le 2 novembre 2026, leurs transactions ont progressé de 42,8 % en octobre sur un an, tandis que l’ensemble du marché de l’occasion reculait de 7,2 %.

Près de 28 000 électriques revendues en un mois

AAA Data dénombre 448 986 transactions de voitures particulières d’occasion en octobre 2026. Dans cet ensemble, 27 961 concernent des modèles électriques, soit 6,23 % du marché. La croissance annuelle de 42,8 % est donc forte, mais elle part d’une base encore limitée : plus de neuf voitures d’occasion échangées sur dix ne sont pas entièrement électriques.

Ce contraste est important pour comprendre la transition automobile. La progression spectaculaire des voitures électriques neuves ne se traduit pas immédiatement par une domination du marché de seconde main. Les véhicules thermiques restent nombreux dans le parc roulant et continuent d’alimenter l’essentiel des transactions.

Le neuf et l’occasion évoluent à des rythmes très différents

En octobre, 149 340 voitures particulières neuves ont été immatriculées, en hausse de 7 % par rapport à octobre 2025, selon AAA Data. Les modèles électriques représentent 41 % de ce marché neuf, contre 24 % un an plus tôt. Les hybrides conservent la première place avec 44 % des immatriculations.

Les deux proportions, 41 % dans le neuf et 6,23 % dans l’occasion, ne décrivent pas le même univers statistique. Le marché neuf mesure les entrées de véhicules récents, alors que l’occasion reflète les voitures déjà en circulation, leur âge, leur disponibilité et les décisions de revente des propriétaires. Une forte progression des immatriculations neuves peut ainsi mettre plusieurs années à transformer la composition du parc d’occasion.

Quels enseignements pour les acheteurs ?

La hausse des transactions suggère un élargissement de l’offre et de la demande de véhicules électriques d’occasion, sans démontrer à elle seule une baisse générale des prix. AAA Data ne fournit pas dans ce bilan de comparaison de prix à modèle, âge et kilométrage identiques. Il serait donc prématuré d’en déduire que toutes les électriques d’occasion sont devenues plus abordables.

Pour un particulier, l’achat doit rester fondé sur des critères concrets : état de la batterie, autonomie correspondant aux trajets réels, historique d’entretien, garantie restante, possibilités de recharge à domicile ou à proximité et coût total de possession. La capacité de batterie annoncée lors de la commercialisation ne suffit pas à décrire l’état d’un exemplaire d’occasion.

La différence entre les deux marchés est également utile aux professionnels. Les distributeurs et les réparateurs doivent adapter leurs compétences à un parc électrique qui grandit progressivement, alors même que les transactions d’occasion dans leur ensemble sont en retrait. L’évolution des prochains mois permettra de voir si la croissance du segment électrique résiste au ralentissement général du marché.

Le chiffre d’octobre marque donc moins une victoire définitive de l’électrique dans l’occasion qu’une accélération nette au sein d’un marché encore largement dominé par les motorisations plus anciennes.

Laisser un commentaire