Voiture électrique et frais kilométriques : les 20 % de majoration expliqués

La majoration de 20 % du barème kilométrique pour les voitures 100 % électriques ne se traduit pas par 20 % d’impôt en moins. Conditions, justificatifs et préparation de la déclaration 2027.

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Voiture électrique et frais kilométriques : les 20 % de majoration expliqués © L'Automobiliste

Un conducteur de voiture 100 % électrique qui utilise son véhicule personnel pour travailler peut bénéficier d’un calcul fiscal spécifique : le barème kilométrique est majoré de 20 %. Mais cette majoration ne signifie ni une réduction directe de 20 % de l’impôt ni un remboursement de la recharge. Voici les règles à connaître avant de préparer les justificatifs des déplacements effectués en 2026.

Une majoration de 20 % sur le barème, pas sur l’impôt

Le principe est confirmé par Service-Public : pour les véhicules électriques, le montant des frais de déplacement calculé au barème est majoré de 20 %. Le calcul dépend de la puissance fiscale du véhicule et des kilomètres professionnels justifiés. Cette règle concerne les véhicules 100 % électriques, et non automatiquement les hybrides.

La somme calculée constitue une déduction du revenu imposable lorsque le contribuable choisit les frais réels. Elle ne correspond pas à une somme versée par le fisc. Pour savoir si cette option est avantageuse, il faut comparer l’ensemble des frais réels déductibles avec la déduction forfaitaire de 10 % normalement appliquée aux salaires.

Quels kilomètres compter ?

Il faut distinguer les déplacements privés, qui ne sont pas déductibles à ce titre, et les trajets liés à l’activité professionnelle. Les trajets entre domicile et travail sont soumis à des règles particulières, notamment lorsque la distance aller dépasse 40 kilomètres. Pour les déplacements professionnels, un relevé cohérent des dates, destinations, motifs et kilomètres est indispensable.

La Direction générale des finances publiques précise que le barème couvre notamment la dépréciation du véhicule, l’entretien et l’assurance. Il ne comprend pas les péages, les frais de stationnement et certains intérêts d’emprunt, susceptibles d’être pris en compte séparément dans les conditions prévues par l’administration. En revanche, il ne faut pas ajouter une deuxième fois les dépenses déjà intégrées au barème.

Deux véhicules dans le foyer : deux calculs distincts

Lorsqu’un salarié utilise plusieurs véhicules pour son activité, l’administration demande de calculer séparément les kilomètres et le barème applicable à chacun, selon sa puissance fiscale. Additionner tous les kilomètres pour appliquer une seule formule serait incorrect. Cette précision figure dans la fiche fiscale actualisée le 1er juillet 2026.

Un couple soumis à une imposition commune peut également avoir des choix distincts : chaque salarié peut retenir la déduction forfaitaire ou les frais réels selon sa propre situation. Il est donc utile de comparer les deux méthodes individuellement avant de remplir la déclaration.

Que préparer dès maintenant pour la déclaration suivante ?

La déclaration des revenus perçus en 2026 interviendra en 2027. Le barème applicable et le simulateur correspondant devront être vérifiés lors de l’ouverture de cette campagne : il serait prématuré d’attribuer automatiquement au millésime 2027 tous les paramètres chiffrés du simulateur de 2026, qui concernait les revenus 2025.

Dès aujourd’hui, le conducteur peut conserver un tableau des trajets professionnels, le kilométrage au compteur, la carte grise indiquant la puissance fiscale et les justificatifs des dépenses non comprises dans le barème. Les justificatifs ne sont généralement pas joints à la déclaration, mais doivent pouvoir être présentés à l’administration. Le simulateur officiel permet de comprendre la méthode de calcul avec le barème actuellement proposé, sans préjuger des chiffres de la prochaine campagne.

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