Charles Leclerc a été contraint à l’abandon dès le deuxième tour du Grand Prix d’Italie. L’accident du pilote Ferrari s’est produit à Monza, dans la Parabolica, le virage rapide qui referme le circuit lombard. Sa sortie de piste a provoqué l’interruption immédiate de la course au drapeau rouge.
Parti troisième sur la grille, Leclerc défendait sa quatrième position face à Oscar Piastri (McLaren) à l’approche du virage. En posant les roues sur la zone verte au-delà de la ligne blanche, il a perdu l’arrière de sa monoplace, parti en survirage à haute vitesse, filé tout droit et percuté violemment le mur de pneus, raconte L’Equipe.
Il est sorti seul de son cockpit, lentement, visiblement sonné, et s’est assis quelques instants derrière les protections, réconforté par un commissaire.
La direction de course a d’abord déployé la voiture de sécurité avant de brandir le drapeau rouge, le temps de réparer le rail endommagé et de dégager la Ferrari accidentée. Leclerc a ensuite été conduit au centre médical du circuit pour des examens de précaution. Il en est ressorti sans blessure et a rapidement été libéré par les médecins, avant que la course ne reprenne après un nouveau départ.
Devant la presse, le pilote monégasque a livré des nouvelles rassurantes. « Le cou va bien. C’est juste ma vision qui était un peu perturbée au début. Mon œil droit ne me permettait pas de voir très bien, mais maintenant tout va bien », a-t-il expliqué, ajoutant ressentir quelques douleurs jugées normales après un tel choc.
Des examens supplémentaires sont prévus le soir même et le lendemain pour s’assurer de son aptitude à courir au prochain Grand Prix, à Madrid. Sur la cause exacte de sa sortie de piste, Leclerc reste prudent : « Je pense qu’entre le premier et le deuxième tour, j’ai eu une différence dans la façon dont la puissance était délivrée », a-t-il avancé, précisant vouloir vérifier les données avant toute conclusion.
Un accrochage avec Hamilton avant la sortie de piste
Quelques minutes plus tôt, le début de course de Leclerc avait déjà été compliqué. À l’extinction des feux, il avait poussé son coéquipier Lewis Hamilton hors de la piste à la première chicane, un contact qui a coûté de nombreuses places à Hamilton.
Les commissaires n’ont pas ouvert d’enquête, mais Leclerc a reconnu sa part de responsabilité après la course : « Ici, c’est vrai que nous sommes allés trop loin », a-t-il admis, évoquant des discussions déjà nombreuses sur un incident similaire survenu à Zandvoort.
Il a expliqué avoir tenté de prendre le virage le plus serré possible au premier puis au deuxième virage, sans que cela suffise. Ce n’était pas la première fois que Leclerc quittait la piste à la Parabolica : en 2020, lors de la victoire de Pierre Gasly à Monza, il y était déjà sorti.
« C’est très frustrant, mais c’est comme ça. Je ne peux pas changer le résultat », a-t-il ajouté, disant vouloir se tourner vers l’avenir et espérer rebondir à Madrid.
Antonelli s’impose devant son public italien
Devant les tribunes de Monza, où les tifosi venus en nombre soutenir Ferrari ont vu leur pilote sortir dès le deuxième tour, la victoire est revenue à Kimi Antonelli. Le pilote italien de Mercedes, leader du championnat du monde, s’est imposé après une remontée depuis la dix-neuvième place.
Son coéquipier George Russell a terminé deuxième, à un peu moins de quatre secondes, complétant le doublé Mercedes. Max Verstappen (Red Bull) est monté sur la troisième marche du podium, tandis que Pierre Gasly a fini septième, juste derrière Lewis Hamilton, sixième.
Cette victoire porte l’avance d’Antonelli à 66 points sur Russell au classement du championnat. Leclerc, lui, repart de Monza sans point et reste cinquième, avec 155 points.

