Carlos Pérez, mécanicien espagnol, affirme que les meilleures marques sont asiatiques, surtout japonaises, citant Honda, Mazda et Toyota, et que ces voitures sont très fiables, bien fabriquées et supportent de nombreux kilomètres sans donner de problèmes, rapporte El Confidencial. Le constat tranche avec une idée répandue : non, les marques les plus solides ne sont pas forcément allemandes, françaises ou américaines.
Pour lui, ce sont désormais les constructeurs asiatiques, Honda, Mazda, Toyota et Hyundai en tête, qui dominent le classement de la fiabilité.
Les marques coréennes ne sont pas en reste. Pérez évoque Kia et Hyundai, qu’il considère comme une garantie de qualité depuis toujours. Il recommande personnellement le Honda Accord, qu’il juge équilibré, confortable et résistant, précisant que le modèle répond largement aux attentes en matière de fiabilité et au quotidien, même s’il n’a rien de spectaculaire sur le plan technologique.
Chine, Land Rover et l’entretien invisible
Le mécanicien reconnaît des progrès réels chez les constructeurs chinois haut de gamme, capables selon lui de rivaliser avec n’importe quelle marque européenne. Il pointe toutefois une limite pratique : de nombreuses pièces détachées viennent directement de Chine, ce qui peut allonger les délais de réparation.
À l’inverse, Land Rover et Jaguar héritent d’une réputation qu’il qualifie de très mauvaise… et méritée, en raison de pannes électroniques et mécaniques récurrentes. Les groupes PSA (Peugeot, Citroën, Opel) et Fiat sont également classés parmi les moins fiables, comparés aux standards des décennies passées. Certaines voitures américaines afficheraient, selon lui, un niveau de fabrication inférieur aux européennes, et plus encore aux japonaises.
Cette fiabilité tiendrait souvent à des détails invisibles pour l’acheteur : le positionnement des câbles ou la qualité des finitions intérieures. Pérez explique qu’une voiture japonaise peut avoir les câbles bien protégés et bien placés, alors que sur d’autres modèles, les mêmes câbles sont mal positionnés, chauffent davantage ou finissent par s’éplucher.
Originaire de Valladolid, il travaille aux Talleres Gabilondo et cumule plus de vingt ans de métier, des milliers de réparations à la clé. Il assure pouvoir dire, presque au premier coup d’œil, si une voiture reviendra vite au garage ou tiendra des années.
Cette expertise lui a valu d’être proclamé MVP du Taller en 2025 par La Comunidad del Taller et Intea Automoción, succédant au précédent lauréat, Javier Sendín, de Salamanque.
La Hyundai i20, citée comme modèle économique par un confrère
Un confrère de Pérez, le mécanicien Juanjo Jiménez, va plus loin en désignant un modèle précis dans une vidéo publiée sur TikTok : la Hyundai i20. « La Hyundai i20 est moderne, mais reste une voiture comme on en faisait autrefois. Et surtout, elle mise sur une mécanique simple et peu sophistiquée », résume-t-il.
Selon lui, cette simplicité se traduit directement sur la facture d’entretien, qu’il qualifie de « minimes ». Les équipements restent volontairement épurés, avec une commande manuelle dédiée pour la climatisation et de simples ports USB pour recharger un téléphone, ce qui limite selon lui les risques de pannes liées à une électronique trop complexe.
Côté mécanique, Jiménez met en avant l’absence de courroie de distribution baignant dans l’huile, ni de trois cylindres : le modèle fonctionne avec une chaîne de distribution et un moteur à quatre cylindres. Il s’agit d’un bloc essence 1,2 litre atmosphérique, développant 97 chevaux pour une consommation officielle de 5,3 litres aux 100 kilomètres. Le mécanicien juge le rapport poids-puissance particulièrement intéressant, la voiture restant relativement légère.
Cette version démarre à 16 410 euros, hors options. Hyundai propose aussi une déclinaison hybride, disponible en boîte manuelle ou automatique, ainsi qu’une version sportive, la i20 N, équipée d’un moteur essence 1,6 litre de 204 chevaux associé à une boîte manuelle. Cette dernière est affichée à partir de 34 790 euros, hors options.






