126 809 voitures neuves ont été immatriculées en France en juillet 2026, selon les chiffres de NGC-Data®, soit une hausse de 9 % par rapport à juillet 2025. Il s’agit du meilleur mois de juillet depuis 2023, année où 128 948 véhicules avaient trouvé preneur, rapporte L’Argus.
L’électrique franchit un seuil historique
Les voitures électriques affichent une part de marché record de 35 % en juillet 2026. Leurs ventes bondissent de 127 %, pour un volume de 44 376 unités. Ce boom s’explique par la flambée des prix du pétrole, l’arrivée massive de nouvelles marques, notamment chinoises, aux prix serrés, et par les subventions de l’État.
Ces aides ne compensent en revanche pas l’atonie de la demande pour les moteurs thermiques ou hybrides, pénalisés par une fiscalité jugée très lourde. Le mouvement des commandes de modèles à batterie est amorcé depuis le printemps 2026.
Renault trafic le podium à lui seul sur ce segment. La Renault 5 E-Tech totalise 3 794 immatriculations, suivie du Scénic E-Tech avec 2 910 unités et de la Twingo E-Tech, 2 564 exemplaires. Ces trois modèles sont éligibles au leasing social 2026, dont la troisième vague a démarré le 16 juillet.
Selon Roland Lescure, ministre de l’Économie et des Finances, 19 500 commandes ont été passées en deux semaines dans ce cadre, sur un objectif de 50 000 voitures subventionnées grâce à un budget de 401 millions d’euros.
Renault reprend la tête, les Allemands décrochent
Renault prend la tête du marché avec 19 805 voitures immatriculées, en hausse de 21,9 %, et une part de marché de 15,6 %. Ce résultat doit beaucoup à la R5, dont les ventes progressent de 87 % sur le mois.
Peugeot suit avec 16 947 unités, en hausse de 6,7 %, Dacia complète le podium avec 9 902 exemplaires malgré un recul de 10,9 %. Citroën et Toyota suivent, avec des progressions respectives de 17,3 % et 11 %, portant leurs volumes à 9 544 et 8 812 unités, tandis que Volkswagen fait du surplace, à –1,5 %.
Les constructeurs allemands premium peinent en revanche à convaincre. BMW signe la moins bonne performance du top 10, avec une chute de 15,1 % pour 4 502 voitures. Mercedes se maintient à peu près, dixième avec 3 357 exemplaires, en léger recul de 0,3 %.
Audi, seizième, dévisse de 25,5 % à 2 399 unités, l’une des moins bonnes performances mensuelles du top 30. D’autres marques affichent des reculs marqués, comme Ford, en baisse de 26,2 %, ou Jeep, en baisse de 26,1 %.
Six marques récemment arrivées sur le marché français ont infiltré le top 30 : MG, BYD, Tesla, Jaecoo, Xpeng et Leapmotor. MG totalise 3 343 immatriculations (+41,1 %), devant Hyundai, en repli de 16,8 % à 3 109 exemplaires. BYD dépasse Fiat avec 2 954 voitures vendues, un bond de 267 %. Les cinq principales marques chinoises cumulent désormais 7,6 % du marché français.
Tesla a livré 2 428 voitures en juillet 2026, soit une hausse de 85,9 %, dont 2 400 exemplaires du Model Y récemment restylé, qui s’installe à la quatrième place des ventes électriques du mois avec une progression de 153,9 %.
Sur l’ensemble de l’année 2026, le Model Y reste toutefois la voiture électrique la plus vendue en France avec 25 035 unités, devant la Renault 5 E-Tech, avec 24 458 unités. Renault figurait déjà dans le top 2 des vendeurs de voitures électriques en Europe avant ces résultats de juillet.
Modèle par modèle, la Peugeot 208 s’impose en tête des ventes françaises avec 6 027 unités, devant la Dacia Sandero et la Citroën C3. La Renault 5 se glisse dans le top 5 mensuel, juste devant la Peugeot 2008. La Renault Clio, elle, chute de 30 % à 3 650 livraisons, sixième du classement.
En additionnant les volumes de la Clio thermique et de la R5 électrique, les deux citadines Renault totalisent 7 444 unités et dominent en réalité le marché de juillet, contrairement à la 208 qui regroupe toutes ses motorisations sous une seule carrosserie.


