Depuis dimanche 1er novembre 2026, rouler sans équipement adapté devient risqué dans des communes situées dans 34 départements français. L’obligation de pneus hiver s’applique dans les massifs des Alpes, de la Corse, du Massif central, du Jura, des Pyrénées et des Vosges, selon les zones déterminées par les préfectures.
Cette mesure concerne tous les véhicules, qu’il s’agisse de voitures particulières, d’utilitaires, de camping-cars ou de poids lourds. Elle court du 1er novembre au 31 mars dans les zones concernées, chaque hiver.
Le marquage M+S ne suffit plus depuis 2024
Depuis le 1er novembre 2024, ces pneus uniquement estampillés M+S ne sont plus tolérés par le gouvernement pour répondre à l’obligation. Seul le marquage 3PMSF, reconnaissable à son symbole alpin représentant une montagne à trois pics contenant un flocon de neige, est désormais admis. Les pneus dits quatre saisons, vendus sous les appellations 4S ou All Season, doivent eux aussi porter cette estampille pour être considérés comme des pneus hiver.
Deux solutions permettent de circuler dans les communes concernées. La première consiste à équiper le véhicule de quatre pneus 3PMSF. La seconde repose sur la détention, dans le coffre, de chaînes métalliques ou textiles, aussi appelées chaussettes à neige, capables d’équiper au moins deux roues motrices.
- Les chaînes conviennent davantage à un usage fréquent, tandis que les chaussettes peuvent suffire pour un trajet occasionnel.
- Dans tous les cas, l’équipement choisi doit être compatible avec le véhicule.
- Seuls les véhicules à pneus cloutés échappent à cette obligation.
L’application de la règle ne couvre pas l’intégralité des 34 départements concernés. Ce sont les préfets qui déterminent, commune par commune, les secteurs réellement soumis à l’obligation, ce qui exclut souvent une partie du territoire départemental.
Sur le papier, l’amende encourue en cas de manquement s’élève à 135 euros, un montant confirmé par TF1. Mais aucun décret appliquant concrètement cette sanction financière n’a été publié à ce jour. Les autorités pourraient donc privilégier la pédagogie plutôt que la verbalisation en ce début de saison, les contrevenants échappant alors à l’amende malgré l’entrée en vigueur du texte.

