Alpina B3 : un rappel signale un risque de fragments projetés par les airbags avant

Une fiche RappelConso publiée le 30 octobre vise des BMW / Alpina B3 dont les airbags avant peuvent présenter un risque de blessures. Les propriétaires doivent faire vérifier leur numéro de châssis, sans confondre cette alerte avec une consigne d’immobilisation non précisée.

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Alpina B3 : un rappel signale un risque de fragments projetés par les airbags avant © L'Automobiliste

Une nouvelle fiche de rappel concernant la BMW / Alpina B3 a été publiée le 30 octobre 2026 sur la plateforme publique RappelConso. Elle signale un risque lié aux airbags du conducteur et du passager avant : leur propulseur peut se dégrader avec le temps et, lors du déclenchement, des fragments du gonfleur pourraient blesser les occupants. La référence officielle est SR/03072/26.

Quels véhicules Alpina B3 doivent être vérifiés ?

La fiche désigne le modèle « BMW / ALPINA B3 » et mentionne, dans son champ d’identification européen RAPEX, une plage allant du 3 novembre 1998 au 24 août 2006. Cette indication ne constitue pas une liste de numéros de châssis : elle ne permet pas, à elle seule, de conclure qu’une voiture immatriculée ou produite durant cette période est nécessairement concernée.

Le document ne donne ni nombre de véhicules affectés en France, ni liste de VIN, ni décompte d’incidents. Il ne précise pas non plus les versions de carrosserie ou les marchés nationaux. La démarche fiable consiste donc à demander au réseau de la marque de vérifier le véhicule individuellement en indiquant sa référence de rappel.

Quel est le danger décrit ?

Le défaut porte sur le système de gonflage des coussins de sécurité avant. Lorsque l’airbag se déploie lors d’un accident, le gonfleur peut se fragmenter si son propulseur s’est dégradé. Le risque n’est donc pas une panne empêchant simplement l’airbag de fonctionner : il s’agit de blessures provoquées par des fragments projetés vers les personnes présentes dans l’habitacle.

RappelConso recommande de contacter le concessionnaire. La fiche ne qualifie pas expressément cette campagne de « stop drive », c’est-à-dire d’interdiction immédiate de circuler, et ne fournit pas de délai de réparation. Il serait donc inexact d’attribuer automatiquement à tous les propriétaires de B3 une consigne d’immobilisation qui ne figure pas dans cette alerte.

Comment contrôler son Alpina sans confondre les campagnes ?

Le ministère chargé des Transports répertorie par ailleurs des modèles Alpina dans les campagnes de rappel d’airbags Takata, notamment certaines B3. Le constructeur met à disposition un outil de vérification par numéro de châssis pour ces campagnes, en demandant le territoire d’immatriculation et le VIN à 17 caractères figurant sur le certificat d’immatriculation.

Mais la fiche SR/03072/26 ne nomme pas le fournisseur de l’airbag. La présence d’Alpina dans les listes Takata ne prouve donc pas, à elle seule, que la nouvelle alerte correspond exactement à la même campagne ou aux mêmes véhicules. Les propriétaires doivent faire confirmer cette correspondance auprès du constructeur ou d’un réparateur habilité.

Le service public distingue également les rappels « stop drive », qui imposent l’arrêt du véhicule et peuvent entraîner une défaillance critique au contrôle technique, des autres campagnes nécessitant une vérification et une réparation. Cette distinction est importante avant de décider des suites pratiques.

Pour un propriétaire d’Alpina B3 ancienne, le premier réflexe est de conserver le numéro de châssis, de consulter la fiche officielle et de contacter le réseau de la marque avec la référence SR/03072/26. La confirmation du statut précis du véhicule et des mesures à prendre doit venir du constructeur, non d’une simple correspondance entre modèle et années.

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