La marque automobile Yugo, devenue célèbre à partir des années 1980, s’apprête à faire son grand retour. Prévu pour mai 2027, ce come‑back suscite pas mal de questions et attire l’attention des amateurs de voitures économiques.
La renaissance de cette marque, autrefois portée par Zastava, est l’œuvre de l’homme d’affaires serbe Aleksandar Bjelic, qui a récupéré les droits après plus d’un an de bataille juridique. Beaucoup se demandent si Yugo pourra tenir tête à des constructeurs comme Dacia dans le domaine de la mobilité électrique.
Comment Yugo compte se relancer
Alors que Zastava a disparu des radars en 2010, le projet de relancer Yugo paraît ambitieux. L’entreprise annonce vouloir lancer un nouveau modèle, surnommé la « Yugo 45 des temps modernes ».
Ce véhicule sera positionné dans le segment B des petites citadines, avec un prix d’entrée fixé à 12 000 €, confirme L’Automobile Magazine. Comparé à des modèles comme la Dacia Sandero de base, le tarif annoncé pourrait séduire ceux qui cherchent de la simplicité et des économies.
Côté technique, le prototype sera équipé d’un moteur à combustion interne à quatre cylindres, utilisé comme prolongateur d’autonomie et inspiré de la technologie e‑Power de Nissan. Dans ce montage hybride, le moteur thermique n’entraîne jamais les roues : il sert uniquement de générateur pour le groupe électrique.
Aleksandar Bjelic a déclaré : « En 2027, nous présenterons un prototype équipé d’un moteur à combustion interne à quatre cylindres. L’équipe est déjà à l’œuvre. Le moteur et la transmission sont fournis par un partenaire dont je ne peux pas encore révéler le nom. »
La stratégie et où ça sera fabriqué
La production, autrefois envisagée dans l’usine historique de Kragujevac en Serbie, ne sera finalement pas relancée là‑bas. Pour rester rentable, Yugo envisage des collaborations visant à réduire les coûts de fabrication, adoptant ainsi une stratégie de niche.
Une piste évoquée est un partenariat avec un constructeur chinois, pour profiter d’infrastructures moins coûteuses. Le fournisseur du moteur et de la transmission n’a pas été dévoilé ; l’hypothèse d’un prestataire nommé « Horse » circule néanmoins.
Le passé de la Yugo, notamment aux États-Unis, reste un encouragement pour l’équipe. Mais reproduire le succès des années 80 et s’imposer face à des modèles établis comme la Renault Clio, la Peugeot 208 ou la Volkswagen Polo représente un vrai défi.
Certains commentateurs évoquent la nécessité d’un « alignement des planètes » pour que le projet réussisse, ce qui montre bien les obstacles possibles dans le marché automobile.
Ce que ça peut donner en Europe
La nouvelle Yugo devrait être commercialisée sur tous les marchés où sont présentes des marques comme Dacia et Fiat, et sa disponibilité en France sera suivie de près.
L’objectif affiché est de renouer avec la simplicité et l’efficacité qui ont fait la renommée de la Yugo. Aleksandar Bjelic a précisé : « La Yugo sera disponible sur tous les marchés concernés où des marques comme Dacia et Fiat sont actuellement commercialisées. »




