Ni travaux ni danger immédiat : voici ce que signifient vraiment les bandes orange et blanches qui apparaissent sur les routes

Des bandes oranges et blanches capables de réduire de 74 % les changements de voie sur chantier. Une astuce visuelle déjà adoptée par plusieurs pays, mais qui reste absente des routes françaises pour l’instant.

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Ni travaux ni danger immédiat : voici ce que signifient vraiment les bandes orange et blanches qui apparaissent sur les routes
Ni travaux ni danger immédiat : voici ce que signifient vraiment les bandes orange et blanches qui apparaissent sur les routes © L'Automobiliste

Les autorités californiennes ont lancé un projet pilote à San Diego consistant à réorganiser des axes routiers avec des bandes alternées oranges et blanches, peintes à même la chaussée. L’objectif est simple : capter l’attention des conducteurs tout au long des zones de travaux, là où les panneaux et les cônes finissent souvent par se fondre dans le décor, explique L’Internaute.

Plutôt que d’empiler encore plus de signalisation verticale, les ingénieurs californiens ont choisi de transformer directement le revêtement. Les bandes tracent une rupture visuelle jugée impossible à ignorer, bien visible de nuit, qui délimite précisément le début et la fin du chantier. Le contraste avec l’asphalte gris ordinaire est total, et les couleurs rappellent volontairement celles des cônes de signalisation, que les automobilistes associent d’instinct au danger.

Ce genre de dispositif répond à un problème bien réel. Les zones de travaux routiers ont tué environ 900 personnes aux États-Unis en 2025. Un chiffre qui explique pourquoi les responsables de la sécurité routière cherchent des solutions capables de faire réagir des conducteurs de plus en plus habitués à ignorer la signalisation classique.

Une étude de l’université de Purdue mesure des effets concrets

Une étude publiée en 2023 par l’université de Purdue a évalué l’efficacité de ce marquage. Résultat : une réduction de 74 % des changements de voie dans les zones de chantier, et une baisse de la vitesse moyenne des véhicules d’environ 6 km/h. Une différence qui peut séparer un simple freinage d’urgence d’un accident grave dans un chantier actif.

La Californie n’est pas la première à s’essayer à ce marquage. Le Wisconsin l’a testé le premier, il y a une dizaine d’années, avec des résultats jugés prometteurs. Depuis, le Kentucky, le Texas, le Michigan et l’État de Washington ont fait de même. Le Canada et la Nouvelle-Zélande ont eux aussi adopté ce système, qui gagne peu à peu du terrain hors des frontières américaines.

En France, la couleur retenue pour signaler une zone de travaux reste le jaune, celle qui, aux États-Unis et au Canada, sert plutôt à séparer deux sens de circulation opposés. Aucune expérimentation de bandes oranges et blanches n’est officiellement prévue sur les routes françaises à ce stade. La signalisation évolue régulièrement malgré tout : un nouveau panneau avait déjà intrigué des automobilistes ces derniers mois, et de nouvelles marques au sol sont apparues courant 2026.

Pour l’heure, ces bandes n’ont jamais été observées en Europe. Les résultats obtenus par l’université de Purdue pourraient toutefois attirer l’attention des décideurs européens, sans qu’aucune décision ne soit à ce jour confirmée ou exclue.

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