Depuis 2023, plusieurs villes françaises testent un système nouveau destiné à rendre les traversées piétonnes plus sûres : le feu piéton jaune. Ce signal vient s’ajouter aux habituels bonshommes rouge et vert qu’on connaît tous. Inspiré du feu orange pour les automobilistes, il vise à rendre plus limpide la période de transition entre le vert et le rouge.
Un dispositif inspiré de la signalisation routière
Le feu piéton jaune, fixe ou clignotant, a pour but d’améliorer la sécurité lors des passages piétons. Quand il s’allume, il n’autorise plus de se lancer sur la chaussée, mais permet aux personnes déjà engagées de finir leur passage sans souci. Cette phase intermédiaire atténue la confusion que génère le passage direct du vert au rouge. Autrement dit, dès que le feu passe au jaune, il vaut mieux attendre le prochain cycle.
Des villes pilotes pour tester le nouveau système
L’expérimentation du feu piéton jaune a débuté en avril 2023 dans sept villes françaises : Metz, Nancy, Nantes, Nice, Strasbourg et Toulouse. Initialement, Versailles faisait partie du projet mais s’est finalement retirée. Chaque ville participante a mis en place ces feux jaunes dans deux emplacements précis, afin de recueillir un maximum de données sur leur efficacité et sur la manière dont ils modifient les comportements en ville.
Un arrêté du 16 avril prolonge les tests jusqu’en avril 2027, selon la publication au Journal officiel du 22 avril. Le ministère de l’Intérieur indique que les informations recueillies ne permettent pas encore de juger définitivement de la performance du dispositif.
Observer et comprendre pour agir
Pour savoir si le dispositif fonctionne bien, des caméras ont été installées au-dessus des feux afin de suivre le comportement des usagers. Le CEREMA (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement) analyse ainsi les actions de plus de 24 000 piétons et automobilistes. Après quatre ans de tests, une étude approfondie donnera lieu à un rapport final détaillé.
Le gouvernement se penche aussi sur d’autres pistes, par exemple, vérifier comment les usagers perçoivent le nouveau signal grâce à un questionnaire, ou observer des situations à risque comme celle où des piétons restent sur la chaussée quand le feu devient vert pour les véhicules.
Une idée venue d’ailleurs pour mieux adapter nos comportements
Plusieurs pays ont déjà intégré une phase intermédiaire dans leurs feux piétons. En Allemagne, au Japon ou encore en Suisse, les feux clignotent quelques secondes avant de passer au rouge, ce qui permet une traversée plus fluide et sécurisée. La France emprunte donc ce modèle international pour adapter sa signalisation aux modes de vie mobilité urbaine actuels.
Parallèlement, depuis l’été 2022, certaines communes françaises équipent leurs feux d’un compte à rebours afin que les piétons sachent exactement combien de temps il leur reste avant le changement de signal.
Rappel des règles et enjeux sécuritaires
En matière de sécurité routière, il faut se souvenir que pour un conducteur, ne pas respecter un feu orange entraîne une amende forfaitaire de 35 euros. Pour ceux qui passent au feu rouge, l’amende est de 135 euros et quatre points sont retirés du permis de conduire. En 2024, sur un total de 3 190 décès sur les routes françaises, 451 concernaient des piétons.
Les autorités incitent donc tous les usagers à rester vigilants face à cette nouvelle signalisation routière pour assurer une cohabitation harmonieuse entre automobilistes et piétons.







Le feu vert clignotant existait en France il y a pas mal d’années.