Des millions de vies en danger ? Le scandale des airbags Takata refait surface

Plus de 18 décès liés aux airbags Takata : les nouvelles mesures des constructeurs sont-elles suffisantes ?

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Des millions de vies en danger ? Le scandale des airbags Takata refait surface
Des millions de vies en danger ? Le scandale des airbags Takata refait surface © L'Automobiliste

Le scandale des airbags défectueux de la marque Takata continue de peser lourdement sur l’industrie automobile. Conçus pour protéger les passagers, ces airbags se sont révélés dangereux, provoquant des accidents et des décès partout dans le monde. Le souci vient du gaz utilisé, qui perd de sa stabilité avec le temps et peut faire exploser l’airbag, surtout sous des climats chauds et humides. 18 personnes ont perdu la vie et 25 d’autres ont été blessées, dont 16 décès et 24 blessés dans les régions d’Outre-mer.

Nouvelles mesures pour aider les automobilistes

Face à la situation inquiétante, le ministère des Transports a lancé de nouvelles règles le mardi 29 juillet. Désormais, les constructeurs doivent offrir des solutions de mobilité aux clients dont les véhicules restent bloqués pendant plus de 15 jours à cause des airbags Takata défectueux. Parmi ces solutions, on compte le prêt d’un véhicule de remplacement pour limiter les désagréments des automobilistes.

D’autre part, une mesure importante concerne les réparations à effectuer sur environ 1,7 million de véhicules en France soumis à un « stop drive ». Les constructeurs sont tenus de réparer ces véhicules en moyenne dans les 15 jours après la prise de rendez-vous – sinon, ils se verront infliger des pénalités financières élevées. Les réparations peuvent être réalisées directement à domicile ou bien le véhicule peut être remorqué jusqu’au garage.

Quels véhicules sont concernés ?

Les voitures équipées d’airbags à risque doivent être immobilisées impérativement en Corse et dans les Outre-mer. En métropole, ce sont surtout les modèles fabriqués avant 2011 qui entrent dans le coup. Parallèlement, un rappel de sécurité concernant 600 000 véhicules supplémentaires a été confirmé, même s’ils ne seront pas immédiatement immobilisés.

Les principaux constructeurs touchés par ces mesures sont Citroën, Volkswagen et Mercedes, alors que le groupe Renault n’est pas concerné. Ces entreprises disposent d’un délai de 20 jours après la publication du nouvel arrêté pour remettre un premier rappel de véhicules à l’État. En cas de retard ou d’inaction, une amende d’un million d’euros par semaine sera appliquée.

Responsabilités et campagnes de sensibilisation

L’Inspection générale de l’Environnement et du Développement durable (IGEDD) a publié un rapport qui pointe plusieurs failles dans le dispositif de rappel. Il ressort notamment que jusqu’à 15 % des rappels envoyés aux propriétaires reviennent avec la mention « n’habite plus à l’adresse indiquée ». Par ailleurs, entre 5 et 27 véhicules sur 100 restent non réparés plus de dix ans après les premiers rappels. À titre comparatif, l’Allemagne réussit à faire réparer tous ses véhicules entre 12 et 18 mois après le démarrage du processus.

Pour améliorer la situation en France, le gouvernement demande la mise en place de campagnes régulières à la radio ou via l’affichage. Des actions de porte-à-porte ou de démarchage dans la rue seront aussi organisées dans les départements et régions d’Outre-mer pour mieux informer les propriétaires concernés.

Vérifier si votre voiture est concernée

Chaque automobiliste doit vérifier si son véhicule est concerné par ces rappels en se rendant sur le site web du constructeur avec le numéro VIN inscrit sur la carte grise. Ceux qui n’ont pas reçu de courrier sont invités à être proactifs pour ne pas négliger leur sécurité et celle de leurs passagers.

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