Les propriétaires de modèles hybrides Toyota partout en France se retrouvent dans une situation paradoxale. Ils apprécient les performances et la fiabilité de leurs voitures, mais la montée des vols de batteries pousse beaucoup d’entre eux à vouloir s’en séparer. Le problème, c’est que ces véhicules, attirants pour leur côté plus écologique, concentrent aussi l’attention des voleurs, notamment pour leurs batteries.
Une vague de vols qui touche tout le pays
Des cas sont signalés aux quatre coins de la France, avec des incidents notables dans les Yvelines, la Bretagne et le Val-d’Oise. Dans un entretien accordé à Le Parisien, un propriétaire de Maurepas (dans les Yvelines) a raconté l’effraction du 26 mai : les voleurs ont cassé les vitres avant, retiré la banquette arrière pour accéder à la batterie, puis l’ont arrachée, causant d’importants dégâts matériels. Ce type d’affaire laisse penser que les véhicules sont repérés et pistés avant l’opération.
En Bretagne, le patron d’une concession a expliqué à France 3 que les voleurs « arrachent la banquette arrière puis ils cisaillent les câbles » en quelques minutes seulement, montrant la rapidité et l’efficacité des auteurs.
Des réparations chères et des délais longs
Les conséquences financières sont lourdes. Si une batterie de remplacement coûte environ 300 euros, la facture totale des réparations — remplacement des vitres, de la banquette et refonte du câblage électrique — peut grimper jusqu’à 10 000 euros. Les assurances couvrent la plupart des frais, mais les propriétaires payent souvent la franchise. Dans certains cas, comme pour un habitant des Yvelines touché fin mai, les réparations peuvent durer jusqu’au mois d’août, rendant l’attente pénible et perturbant l’usage quotidien du véhicule.
Comment ça influence les choix des propriétaires
Face à cette situation, de plus en plus de propriétaires pensent à se séparer de leur hybride, même s’ils en étaient satisfaits avant. L’un d’eux, interrogé par Le Parisien, dit vouloir « la réparer et la revendre pour me racheter un bon diesel ». On observe donc un glissement vers les modèles thermiques, perçus comme plus familiers et moins exposés à ce type de vol, malgré les incitations des pouvoirs publics à investir dans des véhicules plus écologiques.
La frustration monte aussi vis‑à‑vis des autorités, que beaucoup jugent impuissantes, soulignant l’importance de la sécurité automobile. Un propriétaire a confié à Le Parisien : « Un policier m’a dit que ça n’arrêtait pas », soulignant l’ampleur du phénomène et la difficulté à mettre en place des mesures efficaces contre ces délits.





