Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : Google Maps retire le trafic en temps réel de la carte, et personne ne sait quand il reviendra

Vos routes s’affichent grises même aux heures de pointe ? Un bug mystérieux fait disparaître le trafic sur Android Auto, et Google reste étrangement silencieux. Un contournement existe pourtant, simple mais méconnu.

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Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : Google Maps retire le trafic en temps réel de la carte, et personne ne sait quand il reviendra
Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : Google Maps retire le trafic en temps réel de la carte, et personne ne sait quand il reviendra © L'Automobiliste

Depuis la mi-juillet 2026, de nombreux conducteurs signalent un dysfonctionnement sur Google Maps utilisé via Android Auto : la couche de trafic en temps réel, habituellement codée par couleurs, ne s’affiche plus sur l’écran embarqué. Les routes apparaissent entièrement en gris, y compris en pleine heure de pointe, alors que le trafic devrait normalement ressortir en vert, jaune ou rouge selon la fluidité.

Le problème ne touche que l’interface embarquée dans le véhicule : sur le smartphone lui-même, l’application continue d’afficher le trafic correctement, rapporte le média AutoEvolution.

Le contournement trouvé par les utilisateurs

Les manipulations habituelles ne règlent rien. Vider le cache, réinstaller Android Auto, redémarrer le téléphone ou la voiture n’a aucun effet, ce qui oriente les observateurs vers un bug logiciel plutôt qu’un problème de connexion ou un défaut lié au véhicule.

Des utilisateurs ont toutefois déniché un contournement : basculer la carte en vue d’ensemble via le bouton d’orientation « North Up », qui fixe l’affichage vers le nord au lieu de suivre l’orientation du véhicule, fait réapparaître immédiatement les couleurs du trafic.

Tout le monde n’est pas affecté de la même façon. Certains conducteurs équipés d’un Google Pixel 10 Pro XL et de la bêta 17.3 d’Android Auto n’observent rien d’anormal, tandis que d’autres, avec Google Maps version 26.28.03.942936911 et Android Auto 17.2.662624, subissent le bug.

Des propriétaires de Toyota RAV4 et de Subaru Forester ont notamment fait remonter le problème. Sur Reddit, l’un d’eux racontait, cité par AutoEvolution, qu’il s’était soudainement mis à avoir le même problème, que tout s’affichait parfaitement sur son Pixel mais que le trafic ne s’affichait pas sur AA dans son RAV4 ni dans le Forester de sa femme, qu’il avait essayé de vider le cache et qu’il avait même réinstallé AA sur son téléphone, ce qu’il trouvait vraiment agaçant.

Le bug absent de la liste officielle des problèmes connus

Google n’a annoncé aucune modification du système de couleurs du trafic et n’a pas reconnu publiquement l’existence de ce problème. Le bug n’apparaît pas non plus dans la page recensant les problèmes connus d’Android Auto, pourtant mise à jour début juillet 2026.

Android Auto et Google Maps traversent en parallèle une refonte d’ampleur, avec l’annonce d’une navigation plus immersive, de nouvelles vues en 3D et l’arrivée prévue de widgets et d’applications vidéo. Une version stable d’Android Auto est attendue avant la fin du mois de juillet 2026, et plusieurs utilisateurs se demandent si ce chantier n’a pas introduit le bug d’affichage. En attendant un correctif, mieux vaut laisser les mises à jour automatiques activées.

Un second bug touche l’affichage sur ordinateur et smartphone

La couche de trafic pose aussi problème ailleurs. Ces derniers jours, le calque de trafic a disparu de l’écran pour certains comptes Google Maps dans le monde, avec lui le code couleur devenu réflexe pour des millions d’automobilistes : vert pour la voie libre, jaune pour le ralentissement, orange pour la congestion, rouge pour le bouchon franc.

Ce problème, distinct du précédent, ne concerne pas tous les utilisateurs : une source propre à la rédaction indique que le calque s’affichait normalement sur navigateur le 28 juillet 2026.

Le bug a d’abord été repéré par un internaute sur le forum r/GoogleMaps, puis confirmé par la rédaction du média Android Authority, qui l’a reproduit sur un Xiaomi 17 Ultra sous HyperOS 3.0, un iPhone 17 Pro sous la bêta publique d’iOS 27 et un navigateur de bureau.

Le dysfonctionnement est purement visuel : les données de trafic n’ont pas disparu, et les signalements de travaux ou de fermetures de voies restent affichés. Seule la couche cartographique générale perd son dégradé de couleurs, rendant la simple consultation de la carte inutile pour juger de l’état des routes.

Dès qu’un itinéraire est lancé, les indications réapparaissent pour la route concernée : c’est le seul palliatif identifié à ce jour. Vider le cache, basculer le calque trafic, passer en navigation privée ou changer de compte ne change rien, et Google n’a fourni ni explication ni calendrier.

L’hypothèse la plus probable reste un problème côté serveur, lié à un déploiement progressif ou à un test A/B mal maîtrisé, ce qui expliquerait pourquoi certains comptes sont épargnés.

Waze et Google Maps privilégient désormais les trajets les moins polluants

Au-delà de ces bugs, les applications, très prisées des Français, ont changé leur façon de calculer les trajets recommandés, rapporte Le Journal du Geek : elles mettent désormais en avant les itinéraires les moins polluants plutôt que les trajets les plus courts.

Ce changement découle du décret n° 2022-1199, qui oblige les plateformes numériques d’assistance aux déplacements à mettre en avant les itinéraires générant le moins d’émissions de gaz à effet de serre. Le texte prévoit aussi que, si un trajet comporte une portion où la vitesse maximale autorisée atteint ou dépasse 110 km/h, une alternative avec une vitesse réduite de 20 km/h doit être proposée.

Les utilisateurs peuvent visualiser leur empreinte carbone et choisir un itinéraire écologique, même si ces trajets sont souvent plus longs, ce qui déplaît à certains d’après des commentaires postés en ligne. Aucun blocage n’est imposé : il reste possible de revenir aux trajets les plus rapides via les réglages.

En Île-de-France, la région avait déjà sollicité Google Maps en amont des Jeux olympiques de Paris 2024 pour favoriser les itinéraires alternatifs et éviter la congestion. L’application Île-de-France Mobilités, elle, ne cherche pas le trajet le plus court pour chaque automobiliste mais l’intérêt général du réseau.

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