Peut-être le début de la chute pour les prix à la pompe. D’après une étude de la prestigieuse banque d’investissement Goldman Sachs, les prix du baril de pétrole vont baisser d’ici la fin 2026.
Baisse des prix à la pompe en vue, illusion ou réalité ?
Dans son rapport, Goldman Sachs souligne que l’augmentation de la production mondiale, notamment aux États-Unis, risque d’inonder le marché et de provoquer une surabondance d’offre. Ainsi, Goldman Sachs prévoit une chute du prix du pétrole Brent à 50 dollars d’ici fin 2026. Cette hypothèse tranche avec la situation actuelle : l’Insee indique en effet que l’indice du pétrole brut importé atteignait 180,9 en juillet 2025 (base 100 en 2015), preuve que les prix restent élevés pour l’instant.
En janvier 2021, le litre de gazole s’établissait en moyenne à 1,35 € en France. Le mois suivant, le SP95 coûtait 1,47 € par litre. À cette période, le prix du baril de Brent avoisinait déjà les 50 dollars. Des montants qui paraissent aujourd’hui presque dérisoires comparés aux pics enregistrés en 2022 et 2023, lorsque la flambée du pétrole avait fait grimper les prix bien au-delà de 2 €.
Un manque à gagner pour les pays producteurs
Si le scénario avancé par Goldman Sachs se concrétise, les conducteurs pourraient voir revenir des prix proches de ceux du début 2021. Toutefois, le délai évoqué, d’ici fin 2026 voire début 2027, laisse entendre que les effets ne seraient perceptibles qu’à moyen terme, et sous réserve que le marché confirme cette tendance baissière.
L’impact d’un baril de pétrole à 50 dollars dépasse le simple prix à la pompe. Pour les ménages, c’est une question de pouvoir d’achat. Pour l’État, c’est aussi un défi fiscal, car une baisse des prix pourrait réduire certaines recettes liées aux taxes, même si elles restent proportionnellement élevées dans la composition du prix des carburants. À l’échelle internationale, les effets seraient contrastés. Les pays consommateurs, comme la France, bénéficieraient d’un allègement de la facture énergétique. Les pays producteurs, eux, devraient composer avec des revenus en chute libre, ce qui pourrait fragiliser leurs équilibres budgétaires.


