Du changement à venir à la pompe. À partir de janvier 2026, le prix de tous les carburants va être revu à la hausse. On vous explique pourquoi.
Les carburants vont augmenter dès janvier 2026
Le prix des carburants connaîtra une nouvelle augmentation au 1er janvier 2026. Cette hausse, estimée entre 5 et 6 centimes par litre, concernera à la fois le SP95, le SP98 et le diesel. Contrairement à certaines rumeurs, cette augmentation ne découle pas du retour de la taxe carbone, suspendue depuis 2018, mais bien d’un renforcement des obligations liées aux certificats d’économie d’énergie (CEE). Ces dispositifs, créés en 2006, imposent aux fournisseurs d’énergie, notamment aux distributeurs de carburant, de financer des programmes de réduction de la consommation énergétique.
Le principe est simple : plus un fournisseur d’énergie vend, plus il doit financer des actions d’économie d’énergie, sous peine de fortes pénalités. Ces actions peuvent prendre la forme de subventions à la rénovation thermique ou d’aides à l’installation d’équipements plus performants. Mais les volumes exigés augmentent nettement à partir de 2026. D’après certaines estimations, le coût global des CEE pourrait bondir de 50 % sur la période à venir. Pour les distributeurs de carburant, cela représente une charge supplémentaire estimée à plusieurs centaines de millions d’euros par an, qui sera mécaniquement intégrée au prix du litre vendu.
Une mesure aux effets indirects sur le pouvoir d’achat et la transition énergétique
Si cette augmentation semble modeste, elle pourrait peser sur le budget des ménages dépendants de leur voiture. Avec une hausse moyenne de 5 à 6 centimes par litre, un automobiliste parcourant 15 000 kilomètres par an verrait sa facture annuelle de carburant grimper d’environ 75 à 90 euros, selon différents calculs réalisés. Cependant, le gouvernement assume cette orientation. L’objectif affiché est de pousser les distributeurs et les consommateurs vers des pratiques plus sobres, conformément à la stratégie nationale de neutralité carbone à l’horizon 2050.
L’enjeu est donc très clair : le gouvernement souhaite encourager les automobilistes à se tourner vers une mobilité plus propre. La décision va de pair avec l’augmentation du bonus écologique à partir de 2026, annoncée par le ministre de l’Économie Roland Lescure le mercredi 26 novembre 2025. Mais attention, le gouvernement exclut pour l’instant tout mécanisme de compensation directe, estimant que la mesure relève des engagements pris par les acteurs privés dans le cadre du marché de l’énergie.


