Contrôle technique trop strict : certains conducteurs choisissent la clandestinité

À partir de janvier 2026, le contrôle technique va se renforcer pour traquer les véhicules équipés des dangereux airbags Takata.

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Contrôle technique trop strict : certains conducteurs choisissent la clandestinité
Contrôle technique trop strict : certains conducteurs choisissent la clandestinité © L'Automobiliste

Depuis plusieurs années, le scandale des airbags Takata a ébranlé l’industrie automobile mondiale. Des millions de véhicules ont été rappelés pour remplacer ces dispositifs défectueux, et pourtant, beaucoup circulent encore avec ces airbags potentiellement dangereux. Face à cette situation inquiétante, la France se prépare à durcir les mesures du contrôle technique dès janvier 2026 pour améliorer la sécurité sur nos routes et lutter contre la fraude.

Les soucis persistants des airbags Takata

Les airbags fabriqués par Takata se sont révélés défaillants, ce qui a entraîné un rappel massif partout dans le monde. Ces dispositifs peuvent exploser et projeter des débris métalliques, mettant ainsi en danger la vie des conducteurs et des passagers. Malgré les efforts des constructeurs pour remplacer ces airbags, un grand nombre de véhicules continuent de circuler sans avoir bénéficié des réparations nécessaires. Cette situation représente un risque majeur pour la sécurité publique.

Le contrôle technique se durcit à partir de 2026

Pour pallier ces problèmes, le contrôle technique français va être renforcé à partir de 2026. Désormais, une vérification systématique sera effectuée sur les véhicules faisant l’objet d’un rappel grave, notamment ceux équipés d’airbags Takata. Ces mesures visent à s’assurer que tous les véhicules sur nos routes respectent les normes de sécurité en vigueur.

Dès l’année prochaine, chaque voiture présentée à l’examen sera examinée pour déterminer si elle est concernée par une campagne de rappel grave — qu’il s’agisse de questions de sécurité routière, de santé publique ou de protection de l’environnement. Même si ce dispositif est encore au stade de projet de décret, il marque une avancée décisive pour rendre nos routes plus sûres.

Démarches et campagnes de sensibilisation

La procédure dispositif stop drive, qui aurait pu obliger certaines voitures à repasser un contrôle en cas de défaillance critique, a été envisagée mais mise de côté pour le moment. Toutefois, depuis février 2025, les centres de contrôle technique s’activent pour informer les automobilistes sur la nécessité de réaliser les rappels prescrits par le constructeur. Cette campagne devrait se renforcer en 2026, afin d’alerter davantage les propriétaires sur les risques potentiels.

L’idée est aussi d’aider les constructeurs à joindre efficacement les derniers propriétaires de véhicules équipés d’airbags Takata non remplacés, pour que chaque voiture concernée soit réparée dans les meilleurs délais.

Renforcer la lutte contre la fraude au contrôle technique

Le décret prévoit des sanctions plus sévères en cas de fraude au contrôle technique. Les centres défaillants pourraient ainsi être condamnés à payer des amendes pouvant atteindre 1 500 €. Par ailleurs, les agents de l’État disposeront de moyens supplémentaires pour combattre ces pratiques, avec notamment un accès facilité aux locaux et aux documents professionnels.

En parallèle, même si la France a exprimé ses réserves sur la proposition européenne d’un contrôle technique annuel pour les véhicules de plus de dix ans (selon Philippe Tabarot et Benjamin Haddad), elle continue de développer son système actuel. Depuis un an, le contrôle technique s’applique aussi aux deux-roues, aux trois roues motorisés et aux voitures sans permis.

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