Un concessionnaire facturait 1 150 euros de l’heure sur des Bugatti : le constructeur lui-même a porté plainte

Un tarif horaire de 1 150 € chez Bugatti Miami soulève des questions brûlantes sur les relations entre constructeurs et concessionnaires.

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Un concessionnaire facturait 1 150 euros de l'heure sur des Bugatti : le constructeur lui-même a porté plainte
Un concessionnaire facturait 1 150 euros de l’heure sur des Bugatti : le constructeur lui-même a porté plainte © L'Automobiliste

Dans un rebondissement judiciaire, la prestigieuse marque française Bugatti se retrouve mêlée à un litige en Floride. L’objet du différend ? D’après Sport Auto, ce serait un taux horaire de 1 150 € réclamé par la concession Bugatti Miami, propriété du groupe Braman Motors. Affaire sensible pour l’image et les finances des deux parties, elle met en lumière les tensions entre une marque d’hypercars et son réseau de distribution, autour d’une possible violation des lois de franchise qui pourrait redessiner les relations entre constructeurs et concessionnaires.

Qui est impliqué

Le conflit oppose Bugatti Miami à Bugatti, représentée par sa branche opérationnelle Bugatti of the Americas. La concession Bugatti Miami, située au cœur de la Floride, est en concurrence directe avec Bugatti Broward, implantée à seulement 40 km. L’affaire a été portée devant la cour fédérale de Floride, une juridiction clé pour ce type de litige.

La chronologie des faits

Les racines du conflit remontent à 2024, quand un accord a été trouvé pour augmenter le remboursement des pièces de garantie de 100,49 % à une cible de 160 %. En 2025, Bugatti Miami a demandé une hausse du taux horaire à 1 150 €, avec une entrée en vigueur automatique prévue au 1er janvier 2026. Avant cela, un taux transitoire de 950 € avait été convenu pour la période de transition entre juillet et décembre 2025.

Le concessionnaire avance que l’entretien de véhicules dont le prix unitaire dépasse 3,4 M€ justifie largement ce tarif d’atelier, soulignant l’importance de la transparence dans la vente. Bugatti Miami soutient aussi que le refus de Bugatti d’approuver cette demande viole les lois de franchise de Floride, qui visent à protéger les distributeurs indépendants. Par ailleurs, le concessionnaire accuse la branche américaine de Bugatti d’avoir traité directement avec des clients sur des sujets comme les réservations, les prix et les contrats, empiétant ainsi sur son territoire commercial.

La réaction de Bugatti

De son côté, Bugatti met en avant des marges qualifiées d’« excessives sur la main-d’œuvre et les pièces » demandées par Bugatti Miami. La marque affirme que la même qualité de service pourrait être obtenue à moindre coût chez d’autres distributeurs. Bugatti indique aussi qu’elle entend informer directement les propriétaires locaux des alternatives disponibles, ce qui soulève des questions sur la manière dont la marque gère ses relations avec ses points de vente.

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