Le diesel baisse enfin à la pompe, mais les pétroliers préviennent : la situation au détroit d’Ormuz peut tout faire basculer en quelques jours

Les prix du carburant explosent en France, avec une augmentation de plus de 20 € pour un plein de gazole depuis la crise au Moyen-Orient.

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Le diesel baisse enfin à la pompe, mais les pétroliers préviennent : la situation au détroit d'Ormuz peut tout faire basculer en quelques jours
Le diesel baisse enfin à la pompe, mais les pétroliers préviennent : la situation au détroit d’Ormuz peut tout faire basculer en quelques jours © L'Automobiliste

L’année 2026 est marquée par une montée des tensions au Moyen-Orient impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran, qui a démarré fin février. Cette crise a provoqué une perturbation importante des marchés pétroliers mondiaux, perturbant lourdement l’approvisionnement énergétique et entraînant des hausses de prix nettes. Les répercussions géopolitiques et économiques de cette situation perdurent, notamment autour du détroit d’Ormuz, un passage clé contrôlant environ 20 % du pétrole brut transitant à travers le monde.

Le détroit d’Ormuz, un passage stratégique

Le détroit d’Ormuz est au cœur des frictions actuelles. Avec les menaces iraniennes de fermeture combinées au blocus du détroit mis en place par les États-Unis, ce passage est devenu un point de tension majeur. Même si le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, a déclaré récemment que le détroit était « entièrement ouvert », cette affirmation suscite de la méfiance au vu de la situation tendue. Les échanges entre les puissances concernées restent difficiles et les négociations diplomatiques butent souvent. Une reprise partielle du trafic maritime a commencé début avril 2026 après des annonces de cessez-le-feu, laissant entrevoir une accalmie temporaire.

Le pétrole : un nouveau plancher à l’horizon

La crise géopolitique a eu des effets immédiats sur les marchés pétroliers, avec le prix du baril de Brent qui a dépassé 101,20 €. Avant la montée des tensions, les cours oscillaient entre 64,40 € et 73,60 €, montrant des fluctuations importantes. Selon le spécialiste des matières premières Philippe Chalmin, les prix « ne reviendront pas à la situation antérieure », et un baril à 80 € pourrait bien constituer un nouveau plancher à moyen terme. Malgré une légère baisse des cours après les annonces de réouverture partielle du détroit, la situation reste instable dans ce qui est qualifié de « hautement inflammable » sur le plan géopolitique, explique Les Numériques.

En France, la hausse du carburant se fait sentir

En France, les effets de cette crise se voient clairement à la pompe, où plusieurs stations-service rencontrent déjà des difficultés d’approvisionnement. Au dernier relevé, le prix moyen du litre de gazole est de 2,24 €, en hausse par rapport à fin février 2026, où il tournait autour de 1,65 €. Cette variation représente une augmentation de plus de 0,50 € par litre. Entre fin février et début avril, un plein de 40 litres de gazole a coûté plus de 20 € de plus qu’avant la crise, ce qui pèse sur le budget des ménages français. Parallèlement, les prix de l’SP95-E10, de l’SP95 et de l’SP98 ont aussi évolué un peu, mais de façon moins marquée que le gazole.

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