Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : la baisse des carburants touche à sa fin et les prix risquent de repartir à la hausse

Les prix des carburants oscillent entre baisses timides et tensions géopolitiques.

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Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : la baisse des carburants touche à sa fin et les prix risquent de repartir à la hausse
Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : la baisse des carburants touche à sa fin et les prix risquent de repartir à la hausse © L'Automobiliste

La récente crise entre les États-Unis et l’Iran a eu des répercussions directes sur les prix des carburants que les automobilistes paient à la pompe. Ces variations ont retenu l’attention des consommateurs et des marchés mondiaux, alors que différentes actions diplomatiques et militaires ont perturbé l’approvisionnement mondial en pétrole brut. Même si l’on a observé des signes de détente ponctuels, les espoirs d’une baisse des prix nette et durable des tarifs restent timides.

Conflit et trêve : les prix font le yoyo

Le déclenchement du conflit entre les États-Unis et l’Iran a entraîné la fermeture du stratégique détroit d’Ormuz, perturbant l’approvisionnement mondial en pétrole. Ce blocage a provoqué une forte hausse des prix, qui a culminé à un pic record le 8 avril 2026 : 2,39 € pour le gazole et 2,02 € pour le SP95-E10.

L’annonce d’un cessez-le-feu de deux semaines le 7 avril 2026, soutenue par l’aval d’Israël, a temporairement apaisé les marchés et permis une reprise partielle du trafic maritime, avec pour conséquence une baisse du prix du brut. Pendant la semaine suivant la trêve, le prix du baril de Brent est ainsi passé de 103,04 € le 20 mars 2026 à 86,48 € le 10 avril 2026, soit une diminution de 16 %. Mais l’échec des négociations de paix à Islamabad en Pakistan et l’annonce par l’armée américaine d’un blocus portuaire en Iran ont fait remonter le Brent à 94,08 € après le 12 avril 2026.

À la pompe, la baisse arrive plus lentement

Selon Francis Pousse, président de l’organisation Mobilians, les distributeurs ont en partie répercuté ces baisses sur les prix à la pompe, même si la réaction a été plus lente que lors de la précédente hausse. Au 13 avril 2026, le gazole avait reculé à 2,25 €, tandis que le SP95 se stabilisait à 2,04 €.

Malgré ces diminutions, les automobilistes continuent d’espérer une baisse des prix du carburant : au micro de franceinfo, une femme à Lyon l’exprimait clairement, et une retraitée en banlieue parisienne dit attendre des baisses plus marquées avant de refaire le plein. Le gouvernement d’Emmanuel Macron, tout en suivant la situation, s’abstient pour l’instant d’intervenir directement sur les prix.

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