La promesse d’une baisse à la pompe s’éloigne pour les automobilistes qui comptaient sur un allègement de la facture après des évolutions internationales récentes. Le cessez-le-feu décrété par l’Iran dans la nuit de mardi à mercredi dernier laissait penser à une détente sur le marché pétrolier, mais les chiffres montrent surtout une stabilité des tarifs du carburant. Le constat est sans appel : le soulagement attendu n’a pas eu lieu, et les automobilistes doivent patienter.
Une situation géopolitique très tendue
L’annonce du cessez-le-feu visait à insuffler un peu d’optimisme sur les prix à la pompe, surtout après l’échec des négociations et le blocus du détroit d’Ormuz, une artère stratégique vitale pour l’exportation pétrolière. Le conflit en Iran, désormais dans sa septième semaine, et la fin imminente de la trêve prévue pour le 21 avril continuent de peser sur le marché.
À cela s’ajoute le blocus américain mis en place dans la zone le 13 avril. Douze navires de guerre ont été déployés, ce qui a perturbé les échanges et augmenté la tension. Cette situation complexe a poussé les cours du pétrole à la hausse des prix, ravivant les craintes d’autres hausses des prix du carburant, autant pour le gazole que pour l’essence, relaye Le Parisien. Jacques Percebois, économiste et professeur émérite, a expliqué que la corrélation entre les prix du brut et ceux des produits pétroliers reste inévitable tant que les tensions perdurent.
Les prix refusent de baisser
Plusieurs dates jalonnent la récente chronologie. Le 7 avril, le prix du gazole était de 2,329 € par litre. Ce lundi, il s’affichait à 2,317 €, soit une baisse marginale de 1,2 centimes. De son côté, le prix moyen du SP95-E10 a diminué de 2,1 centimes pour s’établir à 1,995 € par litre.
Cette timide réduction tranche avec les prévisions des pouvoirs publics, qui tablaient sur une baisse des prix de 5 à 10 centimes à court terme. Sébastien Lecornu, premier ministre, avait annoncé qu’une telle diminution pourrait être observée à la fin du week-end ou au début de la semaine suivante. Les fluctuations constatées montrent pourtant le contraire, ce qui frustre les automobilistes face aux fluctuations des prix.
Malgré un prix du baril inférieur à 92 €, les termes du cessez-le-feu et les tensions persistantes dans le détroit d’Ormuz maintiennent le marché sous pression.






