C’est une affaire qui a surpris des automobilistes dans le village de Buriet, dans le canton de Saint-Gall en Suisse. Le vendredi 20 février 2026, une erreur rare s’est produite dans une petite station-service locale, et plusieurs véhicules sont tombés en panne dès le lendemain. L’incident soulève des questions sur les conséquences d’une telle erreur de manipulation de carburant et sur la façon de réparer les dégâts.
Une erreur de livraison qui coûte cher
Vendredi, une conductrice du coin a fait le plein dans cette station qui semblait ordinaire. À son retour, tout paraissait normal. Ce n’est que le samedi matin que les ennuis ont commencé : sa voiture est restée immobile, impossible à redémarrer, raconte Auto Plus. Un garagiste a découvert plus tard que du diesel avait été versé dans son réservoir d’essence. D’autres véhicules qui avaient fait le plein le même jour ont présenté des symptômes similaires.
L’erreur a été attribuée au fournisseur de carburant, qui a inversé les cuves destinées à l’essence et au diesel. Andy Gartwyl, responsable du département des combustibles et carburants de l’entreprise Laveba, a reconnu que « l’erreur ne nous a pas été signalée immédiatement ». Le personnel de la station, lui, a manifesté son incrédulité en répondant à la conductrice : « Oh vous aussi ».
Dégâts mécaniques et frais à prévoir
Les conséquences mécaniques peuvent être sérieuses. Si du diesel se retrouve dans un moteur essence, cela peut encrasser le circuit : vidange complète, nettoyage des conduites et remplacement des filtres sont souvent nécessaires, avec des coûts compris entre 350 et 900 €. À l’inverse, mettre de l’essence dans un moteur diesel peut abîmer la pompe à injection, et les réparations peuvent grimper de 900 à 3 000 €.
Un automobiliste interrogé par La Dépêche a raconté que son moteur s’était bloqué à seulement « 400 m après la station », ce qui montre à quelle vitesse les problèmes peuvent apparaître. Face à ces dégâts, Laveba a promis que « les dommages occasionnés seront entièrement pris en charge », même si la responsabilité finale pourrait être portée par l’assureur du fournisseur ou par celui de l’enseigne.



