Depuis le 1er janvier 2026, certains véhicules circulent avec des plaques d’immatriculation provisoires roses, explique le journal Actu. Publiée au Journal officiel le 2 décembre 2025, la mesure vient d’un arrêté qui modifie le système actuel d’immatriculation provisoire. Ça ne touchera pas tous les véhicules, mais c’est un pas vers une régularisation renforcée et une baisse des fraudes.
Une identification visible et pratique
Les plaques provisoires seront bien reconnaissables grâce à leur couleur rose, qui s’ajoute aux couleurs des plaques existantes. L’initiative concerne les véhicules sous certificat provisoire d’immatriculation, appelés plaques « WW » et « W garage ». Elles indiqueront la date de fin de validité du certificat, ce qui facilitera les contrôles par les forces de l’ordre.
L’usage des plaques roses vise plusieurs catégories de véhicules. Pour les particuliers :
- les véhicules neufs en attente d’une carte grise définitive,
- les véhicules d’occasion,
- ainsi que les véhicules importés de l’étranger.
Pour les professionnels :
- les réparateurs,
- vendeurs,
- transporteurs,
- carrossiers,
- importateurs,
- et constructeurs de l’industrie automobile.
Les plaques « W garage » aideront notamment la circulation des véhicules en essai sur route en attendant la régularisation des documents requis.
Des démarches administratives plus simples
Pas de nouvelle procédure compliquée pour obtenir ces plaques : il suffit de demander le certificat d’immatriculation provisoire comme d’habitude. Le site de l’ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés) donne les modalités pratiques.
Le système prévoit la distribution de 400 000 plaques roses avec une durée de validité de 2 à 3 mois, prolongeable une fois si besoin. Les plaques blanches en circulation resteront valides jusqu’à leur expiration, et une période de tolérance de 4 mois est mise en place jusqu’au 1er mai 2026 pour faciliter la transition.
Sécurité et contrôles renforcés
L’un des objectifs affichés est de mieux repérer les véhicules circulant sous régime provisoire, ce qui doit faciliter le travail des forces de l’ordre. Selon l’administration française, « ce qui réduira ainsi les risques de fraude liés à ces immatriculations temporaires en circulation ».
L’association 40 Millions d’automobilistes estime que la mesure permettra aussi d’éviter des erreurs administratives entraînant des contraventions injustifiées. Pendant la période de transition, certains véhicules pourraient toutefois continuer d’arborer des plaques blanches sans être en infraction.



