Le leasing social, ce dispositif permettant aux ménages modestes de louer une voiture électrique à tarif réduit grâce à un soutien public, sera réactivé à la rentrée de septembre 2025. Annoncée par le gouvernement comme un levier écologique et social, cette mesure avait déjà rencontré un franc succès en 2024 avant d’être suspendue temporairement. Pour ce retour attendu, les constructeurs ont revu leur copie, et Volkswagen, avec sa filiale tchèque Skoda, place la barre très haut.
Volkswagen : des SUV électriques à prix fracassants
Sur un marché habituellement dominé par les citadines, Volkswagen bouleverse les lignes en proposant son SUV ID.4 à partir de 169 euros par mois, dans sa version équipée de la batterie de 52 kWh. Cette configuration offre une autonomie de 362 kilomètres selon le cycle WLTP, soit un compromis raisonnable entre performance et coût.
Encore plus audacieux, Skoda brise les codes avec l’Elroq. Ce SUV compact, dévoilé tout récemment, débute à 149 euros mensuels dans sa version “50”, dotée d’une batterie de 50 kWh pour une autonomie de 374 kilomètres, apprend-on du site Caradisiac. La version “60”, plus généreusement dotée (427 km d’autonomie WLTP), reste accessible avec une mensualité de 189 euros.
La concurrence reléguée à distance
Face à ces tarifs agressifs, les autres marques peinent à suivre. Renault, pionnier de la mobilité électrique, voit ses offres dépassées : la Renault 4 E-Tech Electric (batterie de 40 kWh, 308 km d’autonomie WLTP) commence à 170 euros par mois.
Quant à la Mégane E-Tech, elle franchit la barre des 195 euros mensuels. Si Stellantis tente une riposte avec la Fiat 600e à 145 euros par mois, les critiques sur le confort limité et l’espace intérieur moins généreux freinent l’adhésion. Dans le segment des SUV, ces détails comptent : habitabilité, modularité et qualité perçue font partie des critères déterminants pour les familles ciblées par le leasing social.
Une stratégie d’équilibre entre coût et autonomie
En optant pour des versions à batteries modestes, Volkswagen et Skoda misent sur une formule équilibrée : un coût d’entrée compétitif, une autonomie suffisante pour les trajets quotidiens, et une accessibilité renforcée. Ce choix implique cependant une vigilance, ces modèles existent aussi en variantes à plus grande autonomie, mais celles-ci restent exclues du dispositif social en raison de leur coût supérieur.
Cette segmentation volontaire permet au groupe allemand de respecter les seuils fixés pour le leasing aidé, tout en valorisant la qualité de son offre. À noter que les modèles concernés sont produits dans des usines européennes, ce qui renforce leur éligibilité au dispositif.






