Mauvaise nouvelle pour les automobilistes français qui partent au Portugal : une amende guette ceux qui ne respectent pas ces règles

Amende salée, caution imposée, faux policiers rôdant sur les routes… Un simple péage électronique raté au Portugal peut virer au cauchemar administratif. Ce que tout automobiliste français devrait vérifier avant de partir.

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Mauvaise nouvelle pour les automobilistes français qui partent au Portugal : une amende guette ceux qui ne respectent pas ces règles
Mauvaise nouvelle pour les automobilistes français qui partent au Portugal : une amende guette ceux qui ne respectent pas ces règles © L'Automobiliste

Rouler sur une autoroute portugaise sans régler le péage électronique coûte cher : l’amende grimpe à 10 fois le montant éludé, avec un minimum légal fixé à 25 euros, auxquels s’ajoutent des frais administratifs internationaux souvent conséquents. Ce piège guette en priorité les conducteurs étrangers qui découvrent, souvent trop tard, qu’une grande partie du réseau autoroutier portugais fonctionne sans aucune barrière physique.

Un péage devenu invisible

De nombreuses portions d’autoroute sont désormais signalées par un simple panneau « Electronic toll only » : des portiques photographient la plaque d’immatriculation au passage, et le montant dû se calcule automatiquement. Pour un véhicule immatriculé à l’étranger, trois solutions existent : le dispositif EasyToll, qui associe une carte bancaire à la plaque, les cartes prépayées TollCard, ou le badge Via Verde Visitors, jugé pratique pour les séjours de plusieurs jours.

Pour une voiture de location immatriculée au Portugal, la logique change. Le loueur peut installer un boîtier électronique et répercuter le coût des passages sur la facture finale, ou bien laisser au client le soin de régler dans un bureau de poste CTT, muni du numéro d’immatriculation. Ce paiement n’est possible qu’à partir du deuxième jour suivant le passage au péage, pendant une fenêtre de cinq jours ouvrables.

Vitesse et alcool, les cibles prioritaires des contrôles

L’été, la Garde nationale républicaine (GNR) et la police de sécurité publique (PSP) multiplient les opérations sur les axes routiers, en ciblant la vitesse, l’alcool, le téléphone au volant et le port de la ceinture. Les limitations générales sont de 120 km/h sur autoroute, 100 km/h sur voie rapide, 90 km/h hors agglomération et 50 km/h en agglomération, avec une vitesse minimale de 50 km/h imposée sur autoroute, rapporte Auto Plus.

Le taux d’alcoolémie autorisé est de 0,5 g/l de sang, comme en France, mais il tombe à 0,2 g/l pour les conducteurs novices et certains professionnels. Les amendes suivent une échelle précise : entre 250 et 1250 euros pour un taux compris entre 0,5 et 0,8 g/l, entre 500 et 2500 euros au-delà de 0,8 g/l, avec prison et poursuites pénales au-delà de 1,2 g/l.

Côté vitesse, un excès de plus de 60 km/h en agglomération peut coûter jusqu’à 2500 euros. Le téléphone tenu en main, même à l’arrêt à un feu rouge ou dans un embouteillage, expose à une amende de 120 à 600 euros.

Les amendes de stationnement et de circulation infligées aux touristes se règlent immédiatement, en espèces, contre un reçu. Les cartes Visa et Mastercard ne sont pas acceptées pour ce type de paiement. Jusqu’à 600 euros, les patrouilles disposent de terminaux bancaires et le règlement se fait sur le champ, sans recours possible ensuite.

Pour contester une infraction jugée grave, mieux vaut refuser le paiement définitif et laisser une caution équivalente au montant maximal de l’amende, remboursée si l’infraction est finalement annulée. Un refus de payer expose à la saisie du permis, des documents du véhicule, voire à l’immobilisation de la voiture elle-même.

Toute amende doit être réglée dans un délai de 15 jours. La fiche signale aussi la présence de faux policiers ciblant les touristes : en cas de doute, mieux vaut composer le 112 depuis l’habitacle verrouillé, l’Autoridade Nacional de Segurança Rodoviária n’envoyant jamais de SMS avec lien de paiement cliquable.

Pour les conducteurs non-résidents, aucun point n’est retiré sur le permis français. Les infractions sont toutefois consignées dans un casier virtuel portugais, et un cumul ou une faute très grave peut entraîner une interdiction de conduire sur le territoire portugais allant d’un mois à deux ans. Un dispositif d’échange transfrontalier entre la France et le Portugal permet par ailleurs de poursuivre les ressortissants auteurs d’infractions routières dans le pays partenaire.

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