Dans l’économie mondiale en pleine évolution, Stellantis se trouve confronté aux nouveaux tarifs douaniers mis en place par les États-Unis. Sous l’ère Trump, ces taxes ont été relevées de 25 % et touchent de près les marques italiennes comme Alfa Romeo et Maserati. Depuis le 3 avril, ces mesures suscitent de vives inquiétudes dans le milieu automobile.
Le coup des droits de douane sur Stellantis
Ces droits de douane pèsent lourdement sur Stellantis. Tous les modèles Maserati et Alfa Romeo importés aux États-Unis doivent désormais supporter cette surtaxe, ce qui pourrait pousser les prix à la hausse pour les acheteurs américains. Des entreprises comme Ford et General Motors se retrouvent dans la même situation et réclament une baisse des droits pour les produits venus du Mexique et du Canada.
On observe déjà une diminution des ventes : en 2024, Alfa Romeo n’a vendu que 8 865 véhicules, soit une baisse de 19 % par rapport à l’année précédente. Maserati n’est pas en reste, avec moins de 5 000 unités écoulées aux États-Unis.
Les solutions de Stellantis
Face à ces défis, Stellantis explore plusieurs pistes pour limiter les répercussions des tarifs douaniers, envisageant une stratégie proactive similaire à celle d’autres constructeurs. Parmi les options étudiées, l’entreprise envisage de nouer des partenariats avec des constructeurs asiatiques, notamment chinois, ou même la cession potentielle des marques Alfa Romeo et Maserati.
De son côté, Alfa Romeo continue de développer ses modèles phares comme le Stelvio et la Giulia, dont la sortie est prévue pour 2027. En revanche, Maserati a décidé de revoir ses ambitions électriques en annulant la version électrique de sa supercar MC20.
Les conséquences sur l’industrie et les salariés
Dès maintenant, Stellantis a suspendu temporairement certaines productions au Canada et au Mexique, ce qui touche directement les installations américaines. L’usine de Windsor, au Canada, a annoncé une fermeture temporaire qui concerne environ 4 000 salariés, affectant ainsi la production des monospaces Chrysler Pacifica et des berlines électriques Dodge Charger.
Cette décision a plongé les employés dans l’incertitude quant à leur avenir pro. Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a exprimé son soutien aux salariés concernés et a promis que le Canada appliquerait à son tour un droit semblable sur certaines importations de véhicules américains en guise de représailles.
Les perspectives à venir
Alors que Stellantis continue d’examiner ses options face à cette situation complexe, il est évident que les droits de douane américains touchent aussi bien l’économie que l’industrie automobile. Les décisions prises dans les mois à venir détermineront l’avenir non seulement d’Alfa Romeo et de Maserati, mais aussi celui du paysage industriel nord-américain face aux défis économiques.






