Tarifs douaniers, démission surprise : Stellantis au bord de la crise ?

Stellantis est à un tournant décisif : le départ de son PDG et les tarifs douaniers fragilisent l’entreprise. Comment cette situation influencera-t-elle son avenir et celui de vos véhicules préférés ? Découvrez les enjeux cachés.

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Stellantis face aux défis des tarifs douaniers et tensions internes
Tarifs douaniers, démission surprise : Stellantis au bord de la crise ? © L'Automobiliste

En avril, le monde de l’automobile a été chamboulé par l’application de tarifs douaniers décidés par l’ancien président américain Donald Trump. Cette décision a eu des répercussions immédiates sur de nombreuses boîtes, y compris Stellantis – le mastodonte né en 2021 de la fusion entre Fiat Chrysler et le groupe français PSA Group. Ça a lancé une suite d’événements qui continue de faire des vagues dans l’industrie et l’économie.

Les débuts de Stellantis

Stellantis est le fruit de l’union de deux acteurs majeurs du secteur auto. Avant que tout ne se mélange, Chrysler avait déjà connu des galères. En 2009, l’enseigne a déposé le bilan et cédé 20 % de ses parts à Fiat, donnant le coup d’envoi à une nouvelle ère sous le nom de Fiat Chrysler. Par la suite, l’alliance s’est étendue pour intégrer PSA Group, et voilà que Stellantis est née en 2021.

Les récentes annonces concernant le départ imminent du PDG Carlos Tavares en décembre 2024 viennent compliquer le tableau. Après des mois de rumeurs sur son avenir, Tavares a finalement décidé de passer la main. Son départ soulève des questions sur la direction future que prendra la boîte.

Les effets des tarifs douaniers

Depuis sa création, Stellantis a rencontré pas mal d’embûches économiques, semblables à la crise financière que traverse Tesla. Dès que ces nouveaux tarifs sont entrés en vigueur, le cours de l’action a plongé de plus de 8 % le jeudi 3 avril. Pour faire face à ces tensions, l’enseigne a choisi de stopper temporairement la production dans ses usines d’assemblage au Mexique et au Canada.

L’usine de Windsor, au Canada, qui fabrique le minivan Chrysler Pacifica, sera mise en pause pendant deux semaines. Pareil pour l’usine Jeep à Toluca, au Mexique, qui suspendra ses activités pour le reste du mois. Ces mesures visent à atténuer les effets négatifs sur les opérations en Amérique du Nord.

Effets sur les ventes et la production

Ces arrêts ne touchent pas uniquement les sites canadiens et mexicains ; ils pourraient bien concerner aussi les travailleurs américains chargés de fabriquer les pièces indispensables à l’assemblage des véhicules. Malgré ces complications logistiques, certaines marques du groupe tiennent bon.

Au premier trimestre de l’année, Stellantis a écoulé 293 225 véhicules aux États-Unis. Même si cela correspond à une baisse des ventes américaine, quelques enseignes affichent des résultats encourageants :

  • Ram enregistre une hausse de 16 %
  • Chrysler progresse de 1 %
  • Jeep monte de 2 %

Le départ annoncé de Carlos Tavares met en lumière quelques tensions au sein du groupe. Des sources indiquent que sa manière de gérer les choses était jugée trop « européenne » par certains employés et cadres nord-américains (en clair, ses méthodes ne faisaient pas l’unanimité). Durant l’été 2024, Tavares avait pourtant pris le temps, pendant ses vacances, de tenter de calmer le jeu en Amérique du Nord. Pourtant, il semblerait que ses efforts n’aient pas suffi à faire taire toutes les inquiétudes.

Face aux tarifs douaniers et aux remous internes, Stellantis se retrouve à un tournant déterminant pour son avenir dans le marché des véhicules électriques.

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