Mardi 14 octobre 2025, le gouvernement a présenté son PLF 2026 en Conseil des ministres. Le texte supprime le crédit d’impôt dédié à la borne de recharge à domicile, jusqu’ici plafonné à 500 euros. Selon la synthèse budgétaire, le cap reste de ramener le déficit à 4,7 % du PIB en 2026, ce qui implique des arbitrages serrés sur les niches fiscales, dont celle de la borne de recharge.
Borne de recharge et budget 2026 : un tournant financier assumé
La borne de recharge perd son avantage fiscal dès le 1er janvier 2026 si le budget 2026 est voté en l’état. Le principe est simple et brutal : la dépense fiscale attachée au CIBRE disparaît, ce qui renchérit mécaniquement le coût net d’une borne de recharge pour les ménages. « À partir du 1er janvier prochain, le crédit d’impôt de 500 euros […] ne sera plus en vigueur », rapporte la rédaction de Mac4Ever, qui a consulté le budget 2026 présenté le 14 octobre. Dans un contexte d’assainissement des comptes, l’exécutif justifie ces coupes par l’objectif de ramener le déficit à 4,7 % du PIB en 2026, un chiffre gravé dans la synthèse officielle du PLF. Cette trajectoire budgétaire pèse sur des dispositifs comme celui lié à la borne de recharge, même s’il soutenait la transition.
Pour mémoire, le crédit en vigueur en 2025 permettait d’abaisser la facture d’une borne de recharge de 500 euros au maximum, sous conditions d’équipement pilotable et de pose par un professionnel. D’après la presse spécialisée, 46 932 foyers en ont profité en 2024, preuve d’une appropriation réelle du dispositif au moment où l’automobiliste bascule vers la borne de recharge privée. Or la disparition de cette ligne dans le budget 2026 crée un point dur, le coût d’entrée d’une borne de recharge domestique redevient intégral, sauf aides locales résiduelles, et cela au moment où l’électrique doit convaincre au-delà des early adopters.
Un signal contradictoire au cœur du budget 2026
Pour les opérateurs, supprimer l’incitation à la borne de recharge dans le budget 2026 revient à freiner une dynamique naissante. « On casse une dynamique positive, notamment induite par le leasing social », alerte Olivier Hamard, directeur général de Zeplug et président de l’Association française des opérateurs de recharge dans le Journal Auto. Il ajoute que l’installation d’une borne de recharge « permet aux foyers de recharger simplement, à moindre coût ». Cette réaction illustre un risque macro : sans soutien à la borne de recharge, l’adhésion pourrait se concentrer encore davantage sur les ménages aisés, déjà surreprésentés parmi les acheteurs d’électriques, tandis que le budget 2026 ambitionne par ailleurs d’« inciter à l’électrification des flottes » et de maintenir des dispositifs pro-transition.
Sur le terrain, la suppression du CIBRE pèse surtout dans les logements individuels et les copropriétés, où la borne de recharge est la condition d’un usage facile. Selon les éléments compilés par la presse auto, l’aide de 500 euros comblait une partie de l’écart entre le prix affiché et le coût complet de pose d’une borne de recharge, lequel intègre câblage, protections et éventuelle adaptation du tableau. À l’heure où l’examen du budget 2026 débute à l’Assemblée le 24 octobre 2025, ce signal est scruté par une filière qui lie l’adoption du VE à la diffusion rapide de la borne de recharge privée.
Borne de recharge et budget 2026 : ce que changent les chiffres
Dans la pratique, la fin du crédit d’impôt de 500 euros accroît le reste à charge d’une borne de recharge pilotable IRVE. Pour un devis type d’environ 1 200 à 1 500 euros, l’économie fiscale supprimée par le budget 2026 représentait entre un tiers et un quart du coût total. Les 46 932 foyers servis en 2024 signalent que la borne de recharge n’est pas un luxe mais un investissement populaire à l’échelle du parc, et que le coup de pouce fiscal ciblait efficacement la phase d’équipement initial. Dans un environnement où l’exécutif doit tenir 4,7 % de déficit en 2026, l’arbitrage est assumé ; mais la conséquence, selon la profession, sera une adoption de la borne de recharge plus lente hors urbain dense. Reste la temporalité parlementaire. Le budget 2026 pourra être amendé en séance et en navette, mais la suppression du crédit pour la borne de recharge figure déjà dans les analyses de presse au lendemain du dépôt.
« Le crédit d’impôt de 500 euros […] ne sera plus en vigueur » dès le 1er janvier, écrit Mac4Ever, tandis que le Journal de l’Automobile relaie l’inquiétude des opérateurs face à une mesure perçue comme « un signal négatif » pour la borne de recharge domestique. En face, la communication budgétaire officielle insiste sur la nécessité de « recentrer certaines aides » pour respecter la trajectoire du budget 2026 et financer les priorités, tout en poursuivant le leasing social et les politiques de transition, autant d’objectifs qui cohabitent difficilement avec la fin d’un soutien à la borne de recharge privée.




