Dacia dévoile l’Evader, sa future voiture électrique sous les 15 000 euros

Dacia prépare l’Evader, une voiture électrique fabriquée en Europe et vendue sous les 15 000 euros, pour concurrencer les modèles chinois dès fin 2026.

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Dacia dévoile l’Evader, sa future voiture électrique sous les 15 000 euros
Dacia dévoile l’Evader, sa future voiture électrique sous les 15 000 euros | L'Automobiliste

Sur un marché électrisé par l’arrivée fracassante des constructeurs chinois, Dacia sort les crocs. Le 19 juin 2025, la filiale du groupe Renault a confirmé sa riposte : une voiture électrique à moins de 15 000 euros, bonus écologique inclus, est dans les cartons. Son nom de code ? Evader. Une petite citadine conçue pour déstabiliser les ténors asiatiques du low-cost, tout en redonnant à l’Europe une ambition industrielle crédible.

La manœuvre n’a rien d’un caprice stratégique. À l’heure où BYD et sa Dolphin Surf débarquent en France à grand renfort de tarifs cassés (19 990 euros hors bonus), l’Hexagone n’a plus le luxe de se contenter d’ambitions molles. Et Renault l’a compris. Dans son sillage, Dacia joue une carte forte, celle de l’accessibilité.

Dacia frappe fort avec l’Evader, voiture électrique fabriquée en Europe

Le modèle Evader sera produit en Europe, une information confirmée par Le Parisien : « Fabriqué en Europe, le modèle, baptisé pour l’instant Evader, est prévu pour fin 2026 ». Ce choix logistique n’est pas anodin. Il s’inscrit dans la volonté du groupe Renault de réancrer sa production sur le continent, après des années de délocalisation partielle.

Cette petite électrique reposera sur la plateforme AmpR Small, héritée du projet CMF-B EV, déjà exploitée par Renault. Objectif, limiter les coûts de développement et raccourcir les délais. Le délai de conception ? À peine 16 mois. Une accélération inédite, digne d’un sprint industriel.

Une voiture électrique à moins de 15 000 euros, vraiment ?

Sur ce terrain glissant du tarif plancher, Dacia joue la transparence. Selon Le Parisien, la Evader sera commercialisée « à moins de 15 000 euros, bonus écologique inclus ». Le prix hors bonus devrait se situer autour de 18 000 euros, un seuil qui resterait très compétitif dans le paysage européen.

Mais attention à ne pas sous-estimer le coût réel pour l’acheteur final. Le maintien de ce prix dépendra largement du soutien des aides publiques, menacées de recentrage ou de dégressivité dans plusieurs pays. Une variable que Renault connaît bien, mais qui pourrait remettre en cause l’équation si elle venait à évoluer.

Dacia contre BYD : duel de citadines électriques à bas coût

Il y a dans cette annonce un parfum de revanche. La Dolphin Surf du géant BYD (Build Your Dreams) a semé le trouble en France avec son tarif d’appel et son positionnement frontal. Dacia ne pouvait pas rester muet. Avec l’Evader, c’est une contre-attaque assumée qui s’organise. Une guerre des prix assumée.

À ceux qui s’interrogent sur la pertinence d’un tel modèle face aux voitures chinoises, Renault oppose un argument imparable : « Nous préparons une nouvelle étape dans l’accessibilité de la voiture électrique », a déclaré Luca de Meo, dans des propos rapportés par CleanTechnica.

Un pari industriel qui pourrait redistribuer les cartes en 2026

Prévue pour fin 2026, l’Evader devra affronter un marché en pleine mutation. La Spring, modèle électrique low-cost précédent de Dacia, fabriquée en Chine, vivra sans doute ses derniers mois. L’Evader viendra prendre le relais, avec une légitimité européenne affirmée, un design renouvelé et une autonomie annoncée comme « réaliste et suffisante », selon des sources industrielles.

Reste à connaître les spécificités techniques, le réseau de distribution et la capacité de production. Autant de questions qui détermineront si ce modèle peut réellement devenir la Clio de l’ère électrique.

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