Depuis quelques jours, la région de Bretagne est le théâtre d’une énigme qui inquiète pas mal d’automobilistes. Les fortes pluies des dernières semaines en Bretagne pourraient jouer un rôle dans les problèmes mécaniques, mais l’origine exacte du problème reste floue.
Ce que vivent les automobilistes à Carhaix‑Plouguer
Dès qu’ils prennent la route après s’être ravitaillés dans les hypermarchés E.Leclerc et Intermarché de Carhaix‑Plouguer, de nombreux conducteurs disent que leur moteur « broute », « cale » ou « refuse carrément de redémarrer ». Sur les réseaux sociaux, on parle de « moteurs noyés » pour décrire la situation rencontrée par ces automobilistes, ce qui soulève des préoccupations en matière de sécurité routière. Dans certains cas, l’immobilisation du véhicule empêche les personnes concernées d’aller travailler.
Au moins quatre garages du secteur ont été sollicités pour diagnostiquer les véhicules touchés. Selon les mécaniciens, certains ont constaté que le carburant contaminé ressemblait « à du Ricard », signe visible d’une présence suspecte d’eau dans le réservoir de plusieurs voitures.
Enquête et pistes sur l’origine du problème
Trois hypothèses principales ont été avancées pour expliquer la présence d’eau dans le carburant. D’abord, les dépôts pétroliers de Brest et Lorient ont été soupçonnés. Selon Auto Plus, ces dépôts assurent toutefois qu’ils effectuent des contrôles quotidiens et que leur débit régulier, entre 3 et 4 millions de litres par jour, rend improbable une contamination à grande échelle.
Autre piste : l’infiltration d’eau via des cuves enterrées en station‑service, possiblement défectueuses après les fortes pluies récentes. Un expert souligne la vulnérabilité de ces installations en période de précipitations importantes, même si un professionnel rappelle que les cuves sont « contrôlées de manière réglementée tous les cinq ans ». Enfin, l’hypothèse d’un camion‑citerne défectueux a été examinée, mais un spécialiste des transporteurs affirme que ces véhicules sont « particulièrement étanches ».
Des réparations coûteuses pour les victimes
Pour les personnes touchées, les réparations représentent un coût conséquent en raison des défaillances techniques rencontrées par les véhicules touchés. Vider complètement le réservoir, remplacer le filtre à carburant et nettoyer tout le circuit d’alimentation, de la pompe aux injecteurs, sont des opérations complexes et onéreuses. Les premiers devis atteignent déjà « plus de 2 000 € », et la facture financière pèse lourd pour les particuliers.
D’après Intermarché, environ 60 cas potentiels auraient été identifiés. Malgré cela, ni E.Leclerc, ni Intermarché n’ont pour l’instant souhaité communiquer davantage. Les assurances des automobilistes, sollicitées pour des expertises, n’ont pas encore rendu de conclusions définitives, ce qui maintient une zone d’incertitude sur la responsabilité.






