Dans un mouvement qui a soulevé beaucoup d’émotion, le gouvernement a ajouté une nouvelle exigence au contrôle technique des deux-roues. Cette précision réglementaire, mise en œuvre dès avril 2024, impose désormais un délai d’au moins une minute entre la validation des opérations de contrôle et la remise du véhicule au propriétaire. La mesure a été formalisée par un nouvel arrêté publié le 19 décembre 2025, qui modifie un texte initial de 2023. En réaction, la Fédération Française des Motards en Colère (FFMC) et de nombreux motards, opposés au dispositif, ont lancé plusieurs actions, dont un appel généralisé au boycott des centres de contrôle technique.
La réglementation dans le collimateur
Le calendrier de mise en place du contrôle technique des deux-roues a été chargé. D’abord implanté en avril 2024 suivant une directive européenne de 2014, le dispositif a rapidement provoqué de vives oppositions. Les motards, relayés par la FFMC, jugent la mesure inutile et contre-productive. Selon la FFMC, la durée minimale d’une minute entre la validation et la remise du véhicule viserait à ralentir les contrôleurs, ce qui est perçu comme un excès de formalisme.
Pour préciser cette obligation temporelle, un arrêté modifiant un texte de 2023 a été publié le 19 décembre 2025.
Face à la situation, le député de la Vienne et motard Sacha Houlié a lui aussi pris position. Sur X (anciennement Twitter), il a dénoncé l’absurdité de la mesure : « Les motards n’ont même plus besoin de démontrer l’absurdité du contrôle technique moto : l’administration s’en charge elle-même ! » Il évoque aussi la possibilité pour la France de suivre d’autres pays européens comme l’Irlande, la Finlande, les Pays-Bas ou le Portugal, qui ne soumettent pas les motos au contrôle technique grâce à une dérogation sur la directive de 2014.
Le sujet qui fait débat
La contestation ne vient pas que des motards. L’introduction de cette règle a déclenché de nombreuses réactions, sur les réseaux sociaux comme dans les coulisses politiques. Les critiques pointent surtout ce qu’ils considèrent comme un formalisme excessif et un manque de cohérence du dispositif. « Pendant que certains comptent les secondes avant minuit, l’État, lui, compte les minutes », ironise la FFMC sur Facebook.
Le gouvernement, lui, défend cette minute en expliquant qu’elle permet un verrouillage informatique du procès-verbal (qui devient alors inaltérable), et sécurise la transmission des données au système national. Beaucoup estiment néanmoins que cet argument ne renforce pas vraiment la crédibilité d’un examen déjà très discuté. Le ministre des Transports, acteur clé de ces modifications, est alors interrogé sur l’opportunité d’un tel formalisme.






