L’entreprise de sécurité Leonardo commercialise SignalTrace, un système conçu pour fonctionner en complément des lecteurs automatiques de plaques d’immatriculation. Selon l’entreprise, il peut reconnaître des groupes d’appareils grand public, téléphones ou montres connectées, qui se déplacent régulièrement ensemble, puis les associer à des relevés de plaques et à des localisations horodatées.
Concrètement, le système permet à un enquêteur de rechercher un tel schéma même sans connaître le numéro de plaque recherché, explique The Conversation. L’exemple donné par Leonardo est celui d’un covoiturage régulier avec un collègue : un lecteur de plaques identifie le véhicule via les registres automobiles, tandis qu’un capteur détecte à proximité les signaux Bluetooth d’un téléphone ou d’une montre.
Après plusieurs trajets, un logiciel peut traiter ces appareils comme une signature électronique récurrente liée au véhicule. Des semaines plus tard, ce même signal peut resurgir près d’un autre véhicule visé par une enquête, offrant un indice supplémentaire aux policiers.
Leonardo insiste sur un point : le système ne collecte que des signatures électroniques issues de signaux déjà diffusés, Bluetooth ou étiquettes RFID, qui ne révèlent pas seules l’identité d’une personne. L’entreprise précise que les résultats doivent être corroborés par des méthodes d’enquête classiques.
Sur sa page produit, SignalTrace est présenté comme capable de stocker des empreintes électroniques pour des requêtes ultérieures, et de reconnaître un véhicule sans même voir sa plaque. Une autre fiche produit évoque la possibilité d’identifier des suspects grâce à la combinaison d’appareils qu’ils portent.
Le brevet à l’origine du système décrit des cibles pouvant être des personnes ou des véhicules, avec des signatures corrélables à des identifiants visuels pour suivre une cible à travers différents lieux.
À ce stade, SignalTrace reste une capacité testée et commercialisée, pas encore une pratique policière établie. Un rapport indique toutefois que plusieurs appareils du système sont déjà installés à Oxon Hill, dans le Maryland. Une technologie antérieure de Leonardo figure quant à elle sur une liste officielle de prix de contrat de l’État de New York.


