Contrôle d’alcoolémie : peut-on refuser de souffler ?

Refuser un éthylotest peut sembler anodin, mais les conséquences peuvent être désastreuses.

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Contrôle d'alcoolémie : peut-on refuser de souffler ?
Contrôle d’alcoolémie : peut-on refuser de souffler ? © L'Automobiliste

Que ce soit lors d’un contrôle routier ou dans le cadre professionnel, refuser de passer un test d’alcoolémie ou de dépistage de stupéfiants soulève bien des questions. Ces vérifications visent à assurer la sécurité sur les routes et dans les lieux de travail. Néanmoins, plusieurs personnes se demandent quels sont leurs droits face à ces obligations. Cet article décortique les implications juridiques et les conséquences possibles lorsqu’on refuse de se soumettre à ces tests.

Savoir comment fonctionnent les contrôles d’alcool et de drogue

Les vérifications d’alcoolémie et des stupéfiants concernent tout conducteur qui pourrait être interpellé par la police ou la gendarmerie. Ces tests permettent de mesurer le taux d’alcool dans le sang ou de vérifier la présence de drogues et soulèvent des questions sur la rigueur des contrôles routiers. En acceptant de souffler dans l’éthylotest, le conducteur montre habituellement sa bonne volonté. Pourtant, certains revendiquent le droit de refuser cette vérification.

Lors d’un contrôle, il peut s’agir d’un simple dépistage au testeur d’alcool. Ce dispositif aide les forces de l’ordre ou les supérieurs hiérarchiques en entreprise à détecter une possible consommation d’alcool. Si le test s’avère positif, une vérification plus fine (via un éthylomètre ou une prise de sang) est alors effectuée pour mesurer précisément le taux d’alcool.

Ce qui se passe sur le plan légal en cas de refus

Refuser de souffler dans un éthylotest dès le premier contrôle ne constitue pas une infraction selon la loi française. Par contre, refuser une vérification plus poussée avec l’éthylomètre relève d’un délit, conformément à l’article L.234-8 du Code de la route. Les sanctions prévues peuvent être lourdes :

  • une amende pouvant aller jusqu’à 4 500 euros,
  • deux ans maximum de prison,
  • la perte de six points sur le permis de conduire,
  • sans oublier les peines complémentaires comme la suspension du permis pendant trois ans,
  • l’annulation du permis avec interdiction d’en demander un nouveau pendant trois ans,
  • et même la saisie de véhicule.

Pour ce qui est des tests de dépistage de stupéfiants, la situation est quasiment la même. On peut refuser le premier test salivaire sans encaisser de sanction immédiate, mais un dépistage positif au cannabis entraîne des conséquences similaires.

L’alcool sur la route et au boulot

Que ce soit en conduisant ou au travail, les tests d’alcoolémie peuvent être exigés par différentes autorités compétentes, en lien avec la législation sur l’alcool. Un résultat positif lors d’un dépistage initial mène automatiquement à une vérification plus poussée pour connaître avec précision le taux d’alcool ou de stupéfiants dans l’organisme.

Il faut bien comprendre que, même si refuser le test au début n’entraîne pas tout de suite une sanction pénale, ce refus peut compliquer la situation juridique en cas de résultats positifs lors des vérifications obligatoires.

Réfléchir aux conséquences perso et collectives

Le refus de se soumettre aux tests d’alcoolémie et de dépistage de stupéfiants soulève plusieurs questions : il ne s’agit pas seulement de défendre ses droits individuels, mais aussi de tenir compte de la sécurité de tous sur la route et dans les environnements professionnels. Face aux risques importants liés au refus de ces vérifications, il est avisé pour chaque personne concernée de bien mesurer ses décisions et les répercussions possibles, tant dans sa vie personnelle que professionnelle.

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