Les ventes de voitures Tesla sont en chute libre depuis plusieurs mois. Pour trouver d’autres sources de rentabilité, le constructeur américain vend de l’électricité. Après le Texas, la firme cherche à s’implanter au Royaume-Uni.
Tesla bientôt fournisseur d’électricité au Royaume-Uni
Le 25 juillet 2025, le régulateur britannique Ofgem a rendu publique une demande de licence déposée quelques jours plus tôt par Tesla Energy Ventures Limited. Cette démarche pourrait permettre à l’entreprise d’Elon Musk de devenir fournisseur d’électricité au Royaume-Uni, une première hors du sol américain. La consultation publique est ouverte jusqu’au 22 août 2025.
Selon l’avis publié par l’autorité, la demande, signée par Andrew Payne, vise l’obtention d’une Electricity Supply Licence. Il s’agit du sésame indispensable pour approvisionner directement les ménages et entreprises en courant. Tesla est déjà titulaire d’une licence de production depuis 2020, mais cette nouvelle étape lui donnerait un accès direct au marché de détail.
Cette décision entérine un peu plus le nouveau virage pris par l’entreprise automobile. Désormais, elle cherche à se diversifier et mise sur ses solutions énergétiques, comme des panneaux photovoltaïques, des batteries domestiques Powerwall ou des systèmes industriels, pour toucher de nouveaux marchés et de nouveaux consommateurs.
Un virage qui coïncide avec un repli des ventes automobiles
Cette demande est aussi un moyen de compenser la chute des ventes de voitures neuves. La situation commerciale au Royaume-Uni illustre la pression concurrentielle : d’après la Society of Motor Manufacturers and Traders (SMMT), les immatriculations sont passées de 2 462 unités en juillet 2024 à seulement 987 en juillet 2025. Pendant ce temps, des fabricants comme le chinois BYD enregistrent une croissance rapide. Cette baisse alimente l’intérêt de Tesla pour des secteurs moins volatils que le marché automobile.
Si ce projet aboutit, il s’agira d’un test grandeur nature pour l’exportation du modèle texan de fourniture d’électricité vers d’autres pays européens. Tesla y verrait l’opportunité de coupler vente d’énergie et déploiement de technologies de stockage, avec la perspective d’intégrer à terme ses véhicules électriques dans un réseau énergétique interactif. L’Ofgem précise que la période de consultation se clôturera le 22 août, avant un examen réglementaire qui pourrait durer jusqu’à neuf mois. En cas d’accord, Tesla serait en mesure d’alimenter foyers et entreprises d’Angleterre, d’Écosse et du Pays de Galles dès 2026.






