Le leasing social fait son come-back à l’automne 2025, marquant ainsi la deuxième année consécutive où le gouvernement français propose ce dispositif. Cette mesure vise à aider les ménages modestes à adopter la voiture électrique, un pas important vers une mobilité plus verte. Avec 50 000 nouveaux foyers ciblés dans le cadre des certificats d’économie d’énergie, la France accélère sa transition vers une mobilité respectueuse de l’environnement.
Un lancement qui fait le buzz
Début 2024, le leasing social a tout de suite fait sensation, avec près de 50 000 véhicules commandés dès le début. Ce succès montre bien que la demande pour des solutions de mobilité écologique et abordable ne cesse de croître. Le dispositif est soutenu par une enveloppe financière de 370 millions d’euros, permettant à au moins 50 000 ménages de louer une voiture électrique à prix réduit. Parmi ces véhicules, 5 000 seront réservés aux personnes travaillant ou habitant dans une zone à faibles émissions (ZFE), afin de mieux répondre aux besoins de ceux qui en ont le plus besoin.
Les conditions pour en profiter
Pour bénéficier du leasing social, les candidats doivent respecter quelques critères précis. Leur revenu fiscal de référence par part ne doit pas dépasser 16 300 euros, et le véhicule doit être principalement utilisé pour le travail. Le contrat de location doit avoir une durée minimale de trois ans (renouvelable si nécessaire) et les utilisateurs doivent parcourir plus de 15 kilomètres entre leur domicile et leur lieu de travail chaque jour ou accumuler au moins 8 000 kilomètres par an pour des raisons professionnelles. Par ailleurs, les personnes déjà bénéficiaires d’un bonus écologique ne peuvent pas participer.
Côté finances, le loyer mensuel est plafonné à 140 euros pour certains modèles, sans jamais franchir la barre des 200 euros. L’aide financière peut atteindre jusqu’à 7 000 euros par véhicule, mais elle ne peut pas être cumulée avec d’autres aides publiques. Les mensualités se situeraient entre 95 et 150 euros, avec une moyenne autour de 100 euros par mois, sans nécessiter d’apport initial, sur une période de trois à cinq ans.
Les modèles retenus
La sélection des modèles éligibles se fait parmi ceux proposés par les loueurs conventionnés, qui doivent offrir au moins un véhicule accessible pour moins de 140 euros par mois. On y trouve, entre autres, l’Alfa Romeo Junior Elettrica et la gamme Citroën, avec les modèles ë-Berlingo, ë-C3, ë-C3 Aircross et ë-C4. La Fiat 500 électrique et sa déclinaison, la Grande Panda électrique, figurent aussi sur la liste. D’autres marques sont concernées : Hyundai propose les modèles Inster et Kona, Jeep met en avant l’Avenger, Lancia présente la Ypsilon Elettrica, et Opel offre la Frontera Electric ainsi que la Mokka Electric.
La liste se complète avec Peugeot, qui propose les modèles e-208, e-308, e-2008 et e-Rifter, et Renault, qui mise sur la R4, la R5, le Kangoo E-Tech et la Mégane E-Tech. Skoda est représentée par l’Enyaq et Volkswagen par les ID.3 et ID.4. Cupra et Seat sont en attente d’une confirmation sur leur participation au programme, tout comme Toyota.
Tout est dans l’air pour 2025
Avec une limite fixée à 50 000 bénéficiaires, ceux qui souhaitent en profiter n’auront d’autre choix que de préparer leur dossier bien avant l’ouverture des candidatures prévue le 30 septembre 2025. Le quota initial lancé en 2024 avait été atteint en un mois seulement, ce qui fait espérer une vive demande pour cette nouvelle édition.


