Leapmotor : la T03 concurrence de très près la Dacia Spring

Leapmotor frappe un grand coup sur le marché des voitures électrique. Le constructeur chinois baisse le prix de la T03 pour l’afficher à un prix équivalent à la Dacia Spring.

Publié le
Lecture : 2 min
leapmotor-t03-dacia-sping-concurrence
Leapmotor : la T03 concurrence de très près la Dacia Spring | L'Automobiliste

Sur le marché des voitures électriques, le chinois Leapmotor casse une nouvelle fois les prix. Il vient de baisser le prix de la T03, qui se retrouve désormais au même tarif que la Dacia Spring. Mais surtout, elle est mieux équipée.


Leapmotor baisse le prix de la T03


La Leapmotor T03 pourrait bien déclencher une onde de choc sur le marché français. Cette citadine électrique d’origine chinoise, récemment intégrée au réseau Stellantis, s’affiche désormais à un tarif défiant toute concurrence : 16 900 euros. Moins chère et mieux dotée que la Dacia Spring, elle s’annonce comme une menace sérieuse pour les constructeurs européens. Il y a encore un an, la Leapmotor T03 faisait figure d’anecdote exotique sur les routes françaises. Aujourd’hui, elle se dresse face à la Dacia Spring, et ne se contente pas de l’imiter : elle l’écrase. Le tarif d’appel est identique, 16 900 euros, bonus non inclus, mais le contenu est d’une toute autre nature.


Parmi ses atouts : des jantes alliage de 15 pouces, un écran central tactile de 10,1 pouces, une caméra de recul, la climatisation automatique, quatre vitres électriques, ou encore le démarrage mains libres. Face à cela, la Spring de base propose un moteur de 45 chevaux, une fiche technique minimaliste et un équipement au rabais. La T03, elle, propose 95 chevaux, soit plus du double, une batterie LFP de 37,3 kWh, et une autonomie de 265 km WLTP contre 225 km pour la Dacia Spring. Là aussi, la chinoise remporte haut la main le match.


Une fiche technique à ce prix ? Un message clair aux Européens


Le coup de force tarifaire ne se limite pas à une simple guerre des prix. C’est un message lancé par Leapmotor aux constructeurs européens : il est possible de produire une citadine électrique bien équipée pour moins de 17 000 euros. Autres équipements : le régulateur de vitesse adaptatif, la surveillance des angles morts, l’assistance au maintien dans la voie ou encore le freinage d’urgence automatique sont désormais de série chez le constructeur chinois. Et cela, même sur une voiture à ce prix. Un ensemble que ne propose même pas la Spring en finition haut de gamme. La non-éligibilité au bonus écologique a, un temps, freiné la marque. En cause : une production toujours assurée en Chine, ce qui la disqualifie d’un bonus conditionné à des critères d’empreinte carbone et de localisation.


Pourtant, Stellantis avait envisagé une production en Pologne via des kits SKD, espoir vite refroidi par un durcissement des règles françaises. À 16 900 euros, Leapmotor vend-elle à perte ? C’est toute la question. La réponse est probablement plus complexe. La marque, distribuée en France par Leapmotor International (coentreprise détenue à 51 % par Stellantis), applique une logique de conquête à long terme, quitte à rogner sur les marges. Aujourd’hui, elle vise clairement les acheteurs tentés par l’électrique mais freinés par le prix, un peu comme Dacia à ses débuts.

Reste la grande inconnue : la durabilité. À ces niveaux de prix, difficile d’offrir une qualité de fabrication et un service après-vente irréprochables. La question de la valeur résiduelle, de la fiabilité à long terme, ou encore du réseau de réparateurs se pose légitimement.

Laisser un commentaire