De plus en plus de voitures modernes n’ont plus de roue de secours : elle a été remplacée par une bombe anti-crevaison. Pour les constructeurs, ça peut sembler intéressant d’un point de vue économique et technique, mais pour les automobilistes, ça pose de vrais problèmes.
L’époque de la roue de secours : est-ce un pas en arrière ?
Jusqu’au début du XXe siècle, la roue de secours faisait partie intégrante de l’équipement des voitures, surtout à cause des routes en terre et des pneus à chambres à air. On la voyait tellement souvent qu’elle servait parfois même de décoration sur certains véhicules. Avec le temps, d’autres solutions sont apparues, explique Ouest France. Les roues galettes ont d’abord amorcé la transition : ce sont des pneus de secours temporaires, plus légers et moins encombrants. Elles ont ensuite été remplacées progressivement par la « bombe anti-crevaison », encore plus compacte, mais pas sans défauts.
Les bombes anti-crevaison : ça marche toujours ?
Ce produit est pensé pour permettre de regonfler et de colmater un pneu sur place, notamment en cas de petit trou sur la bande de roulement, similaire au service de gonflage des pneus devenu payant dans certaines stations-service. Mais ce n’est pas utilisable dans toutes les situations. Si le pneu est fortement déchiré, la bombe devient inefficace.
Les fabricants avancent plusieurs raisons pour supprimer la roue de secours. D’abord, ça allège le véhicule, ce qui réduit la consommation de carburant et améliore les performances. Dans le cas de la bi-carburation GPL, l’espace réservé à la roue est souvent utilisé pour installer un réservoir additionnel. En limitant le matériel embarqué, les constructeurs diminuent aussi les coûts de production. Enfin, avec l’augmentation de la taille des jantes sur les voitures modernes, les roues de secours deviennent souvent trop lourdes pour être manipulées par une seule personne.
Risques et galères pour les automobilistes
Les crevaisons restent rares, mais les gérer avec une bombe anti-crevaison peut très vite tourner au cauchemar, surtout quand l’assurance refuse d’intervenir sur certaines voies, obligeant les conducteurs à appeler des services d’urgence, une situation similaire à l’interdiction de circulation due aux airbags défectueux. Outre la bombe, les roues galettes, qui permettent de rouler à vitesse réduite jusqu’à un garage, restent une alternative, mais elles ne sont plus systématiquement fournies de série dans les nouveaux modèles.



