Dacia Spring 2026 : plateforme RGEV, 82 ch et 250 km pour 17 900 €

Dacia lance ce mardi une nouvelle génération de Spring, citadine électrique assemblée en Slovénie sur la plateforme RGEV partagée avec la Renault Twingo E-Tech. Moteur de 60 kW (82 ch), batterie LFP de 27,5 kWh, 250 km d’autonomie et prix d’entrée à 17 900 euros : la marque low-cost repositionne son modèle phare pour reconquérir des parts de marché face aux constructeurs chinois.

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Dacia Spring 2026 : plateforme RGEV, 82 ch et 250 km pour 17 900 € © L'Automobiliste

Dacia présente ce mardi 8 septembre 2026 la nouvelle génération de sa Spring, désormais construite sur la plateforme RGEV, qu’elle partage avec la Renault Twingo E-Tech. Avec une puissance de 60 kW, une batterie LFP de 27,5 kWh et une autonomie de 250 km, elle est proposée à partir de 17 900 euros. Cette citadine électrique, conçue en Chine et produite en Slovénie, représente une étape stratégique pour la marque low-cost de Renault. Frank Marotte, directeur des ventes et opérations de Dacia, souligne que « factuellement on a le prix le plus bas pour les voitures électriques du segment A ».

Une plateforme RGEV partagée avec la Twingo E-Tech

La Spring 2026 adopte la plateforme RGEV, développée par Renault, abandonnant ainsi son architecture initiale. Ce choix industriel permet de partager les coûts avec la Twingo E-Tech, les deux modèles utilisant la même base technique et chaîne cinématique. Conçue pour les citadines électriques, la plateforme RGEV rend possible l’assemblage de la Spring dans l’usine slovène de Novo Mesto, aux côtés d’autres modèles du groupe.

Moteur et batterie : des spécifications communes

La Spring est équipée d’un moteur électrique synchrone de 60 kW (82 ch), identique à celui de la Twingo E-Tech. Sa batterie, de type lithium-fer-phosphate (LFP), a une capacité de 27,5 kWh, un choix technologique qui privilégie durabilité et coût. La puissance, nettement améliorée par rapport à la génération précédente, améliore les performances en milieu urbain et périurbain. La technologie LFP, avec sa meilleure stabilité thermique et sa longévité accrue, constitue un atout commercial pour Dacia face aux constructeurs chinois.

Autonomie et recharge rapide

Avec une autonomie homologuée de 250 km en cycle WLTP, la Spring convient parfaitement aux trajets urbains quotidiens. La recharge rapide en courant continu atteint 50 kW, permettant de passer de 15% à 80% de charge en 28 minutes, selon le constructeur. La Spring offre aussi la recharge en courant alternatif, adaptée aux bornes domestiques et publiques lentes. Ces caractéristiques placent la Spring dans la moyenne du segment, sans être révolutionnaires, mais suffisent pour l’usage visé par Dacia.

Dimensions et design : un modèle élargi

La Spring 2026 s’agrandit avec une longueur de 3,85 m et une largeur de 1,74 m, soit 15 cm de plus en longueur et 18 cm en largeur par rapport à la version 2021. Ces dimensions accrues visent à améliorer l’habitabilité et le confort, tout en maintenant la Spring dans la catégorie des citadines compactes. L’empattement allongé offre davantage d’espace à l’arrière, un point faible de la première génération. Le design extérieur reflète les codes actuels de Dacia, avec une signature lumineuse modernisée et des lignes affirmées.

Par rapport à la génération 2021

Lancée en 2021, la Spring originale a été vendue à plus de 200 000 exemplaires en Europe. Produite en Chine par Dongfeng, elle affichait un prix sous 15 000 euros, mais était limitée par un moteur de 44 ch et une batterie de 27,4 kWh pour 230 km d’autonomie théorique. Le restylage de 2024 n’avait apporté que des améliorations esthétiques. La version 2026 introduit des avancées technologiques significatives tout en conservant un positionnement tarifaire agressif.

Production en Slovénie et relocalisation

Dacia relocalise l’assemblage de la Spring à l’usine Revoz de Novo Mesto, en Slovénie, un site historique de Renault. Ce transfert permet à la Spring de bénéficier à nouveau du bonus écologique français, dont la version chinoise était exclue depuis 2024. La production slovène respecte également les nouvelles exigences européennes concernant l’origine des véhicules électriques, cruciales pour accéder aux aides nationales.

Actuellement, les batteries LFP sont importées de Chine, mais Renault prévoit de s’approvisionner auprès de l’usine CATL de Debrecen, en Hongrie, dès sa mise en service début 2027. Cette usine européenne du géant chinois des batteries vise à sécuriser l’approvisionnement et renforcer l’ancrage européen de la Spring. Le processus logistique s’ajuste ainsi progressivement, combinant conception chinoise, assemblage slovène et batteries hongroises, une illustration typique de l’industrie automobile électrique contemporaine.

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