Une affaire venue de la Floride secoue le monde automobile. Un automobiliste américain, qui voulait s’offrir une Porsche 911 GT3, a découvert que sa voiture, affichant seulement 55 km au compteur, n’était pas du tout conforme aux promesses du concessionnaire. Cette histoire met en lumière de gros problèmes de transparence lors de la vente de voitures de luxe.
L’achat qui tourne mal
L’acheteur s’est d’abord réjoui en pensant tenir une voiture quasi neuve, présentée comme utilisée surtout pour des présentations et du marketing. La Porsche 911 GT3 était valorisée à près de 260 000 €. Mais la version du concessionnaire s’est rapidement effondrée quand, en ouvrant la boîte à gants, l’acheteur a trouvé un autocollant portant la mention « PCNA CAR NOT FOR SALE », ce qui laissait penser que la voiture appartenait à Porsche Cars North America (PCNA) et n’était pas destinée à la vente au public, raconte Auto News.
L’acheteur a ensuite découvert que la voiture avait servi pendant plus d’un an et demi dans le cadre du Porsche Technology Apprenticeship Program, information qui contredit directement les affirmations initiales du concessionnaire selon lesquelles la voiture n’avait été utilisée que pour promouvoir la marque et familiariser le personnel avec le modèle.
Pannes et signes d’usure
Après la remise du véhicule, des problèmes mécaniques se sont enchaînés, dont une grosse panne électrique. Un autre centre Porsche a aussi noté que plusieurs pièces avaient été démontées puis remontées, ce qui renforçait l’idée d’une utilisation plus intensive que celle annoncée. Ces éléments ont poussé l’acheteur à lancer une procédure judiciaire.
L’affaire a été soumise à une procédure d’arbitrage, qui a ordonné le rachat du véhicule en application de la Lemon Law (loi américaine protégeant les acheteurs de véhicules défectueux). L’acheteur a toutefois contesté cette décision, estimant qu’elle ne couvrait ni les intérêts ni les taxes de vente payés au moment de l’achat.
Procédures judiciaires et silence des protagonistes
Malgré l’escalade judiciaire, Porsche Cars North America et le concessionnaire n’ont pas souhaité commenter l’affaire. Ce silence alimente la controverse sur la responsabilité et la titularité du véhicule. Quelle est l’étendue des responsabilités de PCNA par rapport à celles du concessionnaire ? La justice devra trancher et démêler ces questions, tout comme une enquête policière pourrait le faire dans d’autres circonstances.
Par ailleurs, la décision de Porsche de faire appel de la procédure engagée par l’automobiliste freine toute résolution rapide, laissant ce dernier avec une voiture en panne et une situation bloquée.


