La sécurité routière en France est sur le point d’évoluer avec l’arrivée imminente de voitures radars dans neuf nouveaux départements. Cette mesure s’inscrit dans une démarche continue pour diminuer le nombre d’accidents de la route et renforcer la surveillance sur les axes les plus dangereux du pays. En ciblant discrètement les excès de vitesse, ces engins banalisés devraient bien amener les conducteurs à revoir leur façon de rouler.
Un déploiement pensé pour toucher plus de territoires
Dès juin, vous verrez ces voitures radars patrouiller dans l’Ardèche, le Cantal, les Bouches-du-Rhône et l’Ariège. Puis, à partir de juillet, c’est l’Ain, la Haute-Loire, les Pyrénées-Orientales, le Tarn-et-Garonne et les Alpes-de-Haute-Provence qui bénéficieront de ces dispositifs. Ces nouvelles implantations viennent s’ajouter aux soixante départements où ces véhicules circulent déjà, étendant ainsi leur présence sur l’ensemble du territoire français.
Ces voitures radars ne prennent jamais de pause : elles tournent 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Équipées de radars embarqués, elles filment sans que le flash ne soit visible, grâce à un faisceau infrarouge qui permet de mesurer la vitesse dans les deux sens de circulation.
Comment ça marche et quelles sont leurs spécificités
Ces engins se démarquent par leur aptitude à relever les excès de vitesse sans utiliser de flash visible, grâce à un faisceau infrarouge discret. Ils peuvent flasher les véhicules en infraction, quel que soit le sens. Actuellement, environ 400 voitures radars circulent en France, dont 110 opérées directement par les forces de l’ordre. D’ici la fin de l’année, 300 véhicules supplémentaires seront déployés – même si le total ne subira pas de changement majeur, en lien avec le déploiement de 126 nouveaux véhicules. Pour être précis, la répartition se fait entre 250 véhicules privés et 50 appartenant aux forces de l’ordre, avec une tendance à recourir de plus en plus aux véhicules privés.
Côté précision, ces voitures affichent une marge d’erreur de 10 km/h pour les limitations inférieures à 100 km/h et de 10 % pour celles au-delà. À titre de comparaison, les radars fixes affichent une marge réduite de 5 km/h et 5 % respectivement.
Ce qu’ils veulent et comment ça se ressent
L’objectif affiché est de sanctionner plus efficacement les conducteurs qui font d’importants excès de vitesse, tout en permettant aux forces de l’ordre de se concentrer sur d’autres missions prioritaires. Ce transfert progressif de certaines tâches vers des voitures radars privées permet également d’assurer une présence continue sur les routes les plus à risque.
Jean-Yves Lamant, président de la Ligue contre la violence routière, a réagi à cette nouveauté en déclarant à RMC : « On sait désormais où se trouvent un certain nombre de radars et du coup on change de comportement pour ne pas se faire prendre. Mais n’être pas flashé ne veut pas dire qu’on est moins dangereux. »
Côté économie et recrutement
Actuellement, le marché des voitures radars en France est partagé par quatre sociétés privées. Avec ce nouveau déploiement, celles-ci vont continuer à recruter activement des chauffeurs salariés pour assurer le bon fonctionnement du dispositif dans chaque département concerné. Les prochains déploiements prévus dans l’Ain, le Lot et les Pyrénées-Orientales illustrent une stratégie bien huilée visant à renforcer la présence sur l’ensemble du territoire.





